Hadiths sur Hellfire
17 hadiths authentiques trouves
Sahih Al-Boukhari : 1
Abdullah ibn Az-Zubayr (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، قَالَ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ جَامِعِ بْنِ شَدَّادٍ، عَنْ عَامِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ قُلْتُ لِلزُّبَيْرِ إِنِّي لاَ أَسْمَعُكَ تُحَدِّثُ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَمَا يُحَدِّثُ فُلاَنٌ وَفُلاَنٌ. قَالَ أَمَا إِنِّي لَمْ أُفَارِقْهُ وَلَكِنْ سَمِعْتُهُ يَقُولُ
" مَنْ كَذَبَ عَلَىَّ فَلْيَتَبَوَّأْ مَقْعَدَهُ مِنَ النَّارِ ".
Rapporté par `Abdullah bin Az-Zubair : J’ai dit à mon père : « Je n’entends pas de ta part de récits (hadiths) du Messager d’Allah comme j’en entends de la part d’autres personnes. » Az-Zubair a répondu : « J’étais toujours avec lui (le Prophète) et je l’ai entendu dire : “Celui qui ment intentionnellement à mon sujet, qu’il prenne sa place en Enfer.” »
Sahih Al-Boukhari : 2
Ibn Abbas (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ انْخَسَفَتِ الشَّمْسُ، فَصَلَّى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَالَ
" أُرِيتُ النَّارَ، فَلَمْ أَرَ مَنْظَرًا كَالْيَوْمِ قَطُّ أَفْظَعَ ".
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Le soleil s'est éclipsé et le Messager d'Allah (ﷺ) a accompli la prière de l'éclipse et a dit : « On m'a montré l'Enfer (à ce moment-là) et je n'ai jamais vu de spectacle plus terrible et effrayant que ce que j'ai vu aujourd'hui. »
Sahih Al-Boukhari : 3
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيَّبِ، وَأَبُو سَلَمَةَ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَ أَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ {وَأَنْذِرْ عَشِيرَتَكَ الأَقْرَبِينَ } قَالَ " يَا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ ـ أَوْ كَلِمَةً نَحْوَهَا ـ اشْتَرُوا أَنْفُسَكُمْ، لاَ أُغْنِي عَنْكُمْ مِنَ اللَّهِ شَيْئًا، يَا بَنِي عَبْدِ مَنَافٍ لاَ أُغْنِي عَنْكُمْ مِنَ اللَّهِ شَيْئًا، يَا عَبَّاسُ بْنَ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ لاَ أُغْنِي عَنْكَ مِنَ اللَّهِ شَيْئًا، وَيَا صَفِيَّةُ عَمَّةَ رَسُولِ اللَّهِ لاَ أُغْنِي عَنْكِ مِنَ اللَّهِ شَيْئًا، وَيَا فَاطِمَةُ بِنْتَ مُحَمَّدٍ سَلِينِي مَا شِئْتِ مِنْ مَالِي لاَ أُغْنِي عَنْكِ مِنَ اللَّهِ شَيْئًا ". تَابَعَهُ أَصْبَغُ عَنِ ابْنِ وَهْبٍ عَنْ يُونُسَ عَنِ ابْنِ شِهَابٍ.
Rapporté par Abu Huraira : Lorsque Allah a révélé le verset : « Avertis tes plus proches parents », le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et a dit : « Ô gens de Quraish (ou des paroles similaires) ! Sauvez-vous (du Feu de l’Enfer), car je ne peux pas vous protéger du châtiment d’Allah ; Ô Bani ‘Abd Manaf ! Je ne peux pas vous protéger du châtiment d’Allah ; Ô Safiya, tante du Messager d’Allah (ﷺ) ! Je ne peux pas te protéger du châtiment d’Allah ; Ô Fatima bint Muhammad ! Demande-moi ce que tu veux de mes biens, mais je ne peux pas te protéger du châtiment d’Allah. »
Sahih Mouslim : 4
It is narrated on the authority of Abdullah b. Mas'ud that Waki told (him) that the Messenger of Allah had observed and Ibn Numair asserted
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نُمَيْرٍ، حَدَّثَنَا أَبِي وَوَكِيعٌ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ شَقِيقٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ وَكِيعٌ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَقَالَ ابْنُ نُمَيْرٍ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ
" مَنْ مَاتَ يُشْرِكُ بِاللَّهِ شَيْئًا دَخَلَ النَّارَ " . وَقُلْتُ أَنَا وَمَنْ مَاتَ لاَ يُشْرِكُ بِاللَّهِ شَيْئًا دَخَلَ الْجَنَّةَ .
Muhammad ibn Abdullah ibn Numayr nous a rapporté : Mon père et Waki’ nous ont rapporté, d’après al-A’mash, d’après Shaqiq, d’après Abdullah. Waki’ a dit : Le Messager d’Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) a dit, et Ibn Numayr a dit : J’ai entendu le Messager d’Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) dire : « Quiconque meurt en associant quoi que ce soit à Allah entrera en Enfer. » Et j’ai dit : Et quiconque meurt sans rien associer à Allah entrera au Paradis.
Sahih Mouslim : 5
Sahih
وَحَدَّثَنِي إِسْحَاقُ بْنُ مُوسَى الأَنْصَارِيُّ، حَدَّثَنَا مَعْنٌ، حَدَّثَنَا مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ يَزِيدَ، مَوْلَى الأَسْوَدِ بْنِ سُفْيَانَ عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، وَمُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ ثَوْبَانَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِذَا كَانَ الْحَرُّ فَأَبْرِدُوا عَنِ الصَّلاَةِ فَإِنَّ شِدَّةَ الْحَرِّ مِنْ فَيْحِ جَهَنَّمَ " . وَذَكَرَ " أَنَّ النَّارَ اشْتَكَتْ إِلَى رَبِّهَا فَأَذِنَ لَهَا فِي كُلِّ عَامٍ بِنَفَسَيْنِ نَفَسٍ فِي الشِّتَاءِ وَنَفَسٍ فِي الصَّيْفِ " .
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand il fait chaud, retardez la prière du midi jusqu’à ce qu’il fasse plus frais, car l’intensité de la chaleur vient du souffle de l’Enfer. » Il a aussi mentionné que l’Enfer s’est plaint auprès du Seigneur (à cause de l’atmosphère étouffante), et il lui a été permis de souffler deux fois dans l’année : une fois en hiver et une fois en été
Sahih Mouslim : 6
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، وَأَبُو كُرَيْبٍ - وَاللَّفْظُ لأَبِي بَكْرٍ - قَالاَ حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، عَنْ مِسْعَرٍ، عَنْ عَلْقَمَةَ بْنِ مَرْثَدٍ، عَنِ الْمُغِيرَةِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ الْيَشْكُرِيِّ، عَنِ الْمَعْرُورِ بْنِ سُوَيْدٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ قَالَتْ أُمُّ حَبِيبَةَ زَوْجُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم " اللَّهُمَّ أَمْتِعْنِي بِزَوْجِي رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَبِأَبِي أَبِي سُفْيَانَ وَبِأَخِي مُعَاوِيَةَ . قَالَ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " قَدْ سَأَلْتِ اللَّهَ لآجَالٍ مَضْرُوبَةٍ وَأَيَّامٍ مَعْدُودَةٍ وَأَرْزَاقٍ مَقْسُومَةٍ لَنْ يُعَجِّلَ شَيْئًا قَبْلَ حِلِّهِ أَوْ يُؤَخِّرَ شَيْئًا عَنْ حِلِّهِ وَلَوْ كُنْتِ سَأَلْتِ اللَّهَ أَنْ يُعِيذَكِ مِنْ عَذَابٍ فِي النَّارِ أَوْ عَذَابٍ فِي الْقَبْرِ كَانَ خَيْرًا وَأَفْضَلَ " . قَالَ وَذُكِرَتْ عِنْدَهُ الْقِرَدَةُ قَالَ مِسْعَرٌ وَأُرَاهُ قَالَ وَالْخَنَازِيرُ مِنْ مَسْخٍ فَقَالَ " إِنَّ اللَّهَ لَمْ يَجْعَلْ لِمَسْخٍ نَسْلاً وَلاَ عَقِبًا وَقَدْ كَانَتِ الْقِرَدَةُ وَالْخَنَازِيرُ قَبْلَ ذَلِكَ " .
Rapporté par Abdullah رضي الله عنه : Umm Habiba, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, a dit : « Ô Allah, permets-moi de profiter de mon mari, le Messager d’Allah ﷺ, de mon père Abou Soufyan et de mon frère Mu’awiya. » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Tu as demandé à Allah des durées de vie déjà fixées, des jours déjà comptés et des subsistances dont la part est déterminée. Allah n’avance rien avant son terme, et Il ne retarde rien au-delà de son terme. Si tu avais demandé à Allah de te protéger du châtiment de l’Enfer ou du châtiment de la tombe, cela aurait été meilleur pour toi. » Il ajouta : On parla devant lui des singes, et Mis’ar (un des rapporteurs) dit : Je pense qu’il a aussi mentionné les porcs, qui avaient subi une métamorphose. Le Prophète ﷺ dit alors : « En vérité, Allah n’a pas fait survivre la descendance de ceux qui ont subi une métamorphose. Les singes et les porcs existaient déjà avant cela. »
Sahih Mouslim : 7
Sahih
(Abu't-Tahir Ahmed b. Amr b. Abdillah b. Amr b. Sech, un affranchi des Banu Umayya, m'a rapporté :) Ibn Wahb m'a informé :) Yunus m'a informé, citant Ibn Shihab. Ibn Shihab a dit : Puis le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) est parti pour la campagne de Tabuk. Cependant, il voulait combattre les Romains et les Arabes chrétiens en Syrie. Shihab a dit : Abdurrahman b. Abdillah b. Ka'b b. Malik m'a informé que lorsque Ka'b, l'un des fils d'Abdullah b. Ka'b, devint aveugle, il devint son adjoint. J'ai entendu Ka'b ibn Malik raconter son expérience lorsqu'il était resté en retrait par rapport au Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) lors de la bataille de Tabuk. Ka'b ibn Malik a dit : « Je n'ai manqué aucune des batailles auxquelles le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) a participé, à l'exception de celle de Tabuk ! J'étais également absent de la bataille de Badr. Mais il n'a jamais réprimandé quiconque était absent à cette bataille. Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) et les musulmans s'étaient mis en route uniquement pour cibler la caravane des Quraysh. Finalement, Allah les a conduits, eux et leurs ennemis, vers un lieu inattendu. En effet, j'étais avec le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) la nuit d'Aqaba, lorsque nous avons conclu un pacte avec lui sur l'Islam. Bien que Badr soit plus célèbre qu'Aqaba, je ne souhaite pas que la bataille de Badr ait eu lieu à la place de celle d'Aqaba. Mon récit, depuis le jour où je me suis séparé du Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui), est le suivant : » Le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) a déclaré, lors de la bataille de Tabuk : « Je n'ai jamais été aussi fort ni aussi riche que lorsque je me suis séparé de lui pendant cette bataille. Par Allah, je n'avais jamais auparavant rassemblé deux attelages de chameaux. Finalement, pendant cette bataille, j'en ai rassemblé deux. » Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) a mené cette bataille sous une chaleur intense. Il a entrepris un long voyage dans le désert. Il a fait face à une importante armée ennemie et a clairement expliqué aux musulmans ce qu'ils devaient faire afin qu'ils puissent se préparer au combat. Il leur a indiqué où il comptait les conduire. Le nombre de musulmans accompagnant le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) était si grand que même un registre militaire ne pouvait les recenser. (Il fait référence au registre de l'armée par cette affirmation.) Ka'b a poursuivi son récit : « Peu nombreux étaient ceux qui voulaient déserter et qui ne pensaient pas que le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) ne le saurait pas, à moins qu'une révélation ne vienne d'Allah (Glorifié et Exalté soit-Il). » Le Messager d'Allah Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) entreprit cette campagne alors que les fruits et l'ombre étaient à leur apogée. J'étais celui qui y participait le plus ardemment. Puis, le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) et les musulmans qui l'accompagnaient se préparèrent. Je commençai à veiller toute la nuit pour me préparer avec eux. Mais je revins bredouille, me disant : « Je suis capable de le faire quand je le veux. » Et ainsi de suite. Le peuple continua de travailler. Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui), accompagné des musulmans, veilla toute la nuit pour partir. Je n'avais rien fait pour me préparer. Je veillai donc toute la nuit et revins de nouveau bredouille. Cette situation perdura. Même les musulmans se hâtèrent vers leur destination et les guerriers avancèrent. Je ressentis le besoin de partir et de les rejoindre. J'aurais aimé le faire. Mais cela n'était pas mon destin. Après le départ du Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) et sa marche parmi le peuple, je commençai à regretter de ne pas l'avoir suivi. Seuls ceux accusés d'hypocrisie ou les faibles qu'Allah pardonne pouvaient en être exemptés. Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) ne me mentionna pas avant d'arriver à Tabuk. Assis parmi la congrégation à Tabuk, il demanda : « Qu'a fait Ka'b ibn Malik ? » Un homme de la tribu des Banu Salima répondit : « Ô Messager d'Allah ! Son vêtement et la façon dont il regardait le col de ce vêtement l'ont empêché de commettre l'irréparable. » Mu'adh ibn Jabal lui dit alors : « Quelle chose terrible tu dis ! » « Par Allah, ô Messager d'Allah, nous ne savons que du bien de lui », répondit-il. Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) garda le silence. Dans cet état, il vit un homme vêtu de blanc, et le mirage disparut. Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) dit : « Tu dois être Abu Haysema ! » Et ils virent qu'il s'agissait d'Abu Haysera'at al-Ansari. C'est cet homme qui, lorsque les hypocrites le critiquèrent, Il lui donna une mesure de dattes séchées en aumône. Malik poursuivit son récit : « Lorsque j'appris que le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) revenait de Tabouk, je fus empli de tristesse. Je songeai à mentir. Je me demandais : « Comment pourrais-je échapper à sa famille demain ? » Je consultai tous les savants de ma famille à ce sujet. » Quand on m'annonça l'arrivée imminente du Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui), les pensées mensongères s'évanouirent. Je compris que je ne pourrais jamais leur échapper. Et je décidai de lui dire la vérité. Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) arriva le matin. À son retour de voyage, il commençait toujours par son travail à la mosquée. Il y priait deux rak'ahs. Puis il s'asseyait pour rencontrer les fidèles. Ceux qui n'avaient pas combattu venaient alors lui présenter leurs excuses et lui prêter serment. Ils étaient plus de quatre-vingts. Le Messager d'Allah (Que la paix et les bénédictions soient sur lui) accepta leurs déclarations publiques. Il leur prêta allégeance et implora le pardon pour eux. Il confia également leurs secrets à Allah. Finalement, je suis arrivé ici. Lorsque je l'ai salué, il a souri d'un sourire de colère. Puis il a dit : Je suis arrivé à pied et me suis assis en sa présence. Il m'a dit : Tu es resté en arrière pendant la bataille ? « N'as-tu pas acheté ta bête ? » a-t-il demandé. J'ai répondu : « Ô Messager d'Allah ! Par Allah, si j'étais assis avec quelqu'un d'autre que toi parmi les gens du monde, je pense que j'aurais échappé à la colère d'Allah par une excuse. J'ai reçu le don de l'éloquence. Mais par Allah, je sais que si je te dis un mensonge aujourd'hui qui te plairait, je m'exposerai bientôt à la colère d'Allah. Si je te dis la vérité, tu seras offensé par moi. Je recherche la récompense d'Allah pour mes paroles. Par Allah, je n'ai aucune excuse. Par Allah, il n'y a jamais eu de moment où j'étais plus fort ou plus riche que lorsque j'étais à la traîne derrière toi. » Lorsque le Messager de Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) arriva et me dit : « Tu as dit vrai. Lève-toi maintenant et va jusqu'à ce qu'Allah te juge ! » Je me levai donc. Un groupe d'hommes de la tribu de Banu Salima se leva également et me suivit. Ils me dirent : « Par Allah ! Nous ne connaissons aucun péché que tu aies commis auparavant. » Ils ajoutèrent : « Tu n'as pas été capable de présenter au Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) la même excuse que ceux qui n'ont pas combattu. Il aurait suffi au Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) de demander pardon pour ton péché. » Je répondis : « Par Allah ! Ils m'ont tellement réprimandé que j'ai failli retourner auprès du Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) et lui mentir. Je leur demandai alors : « Y a-t-il eu d'autres personnes qui ont subi le même sort que moi ? » Ils répondirent : « Oui ! Deux hommes ont subi le même sort que toi. Ils ont dit la même chose que toi, et on leur a répondu la même chose. » « Vous ? » demandai-je. « Qui sont-ils ? » Ils répondirent : « Murarah ibn Rabi'ah al-Amiri et Hilal ibn Umayyah al-Waqifi. » Et ils me parlèrent de deux hommes pieux qui avaient participé à la bataille de Badr et qu'il valait la peine de suivre. Après cela, je partis. Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) interdit aux musulmans de parler à nous trois qui nous étions séparés de lui. De ce fait, les gens nous évitèrent. Leur attitude envers nous changea. Même le lieu que je connaissais ne me servait plus de repère. Ce n'était plus le même. Nous restâmes dans cet état pendant cinquante nuits. Mes deux compagnons restèrent chez eux, la tête baissée, en pleurs. Quant à moi, j'étais le plus jeune et le plus ferme du groupe. Je quittais ma maison, venais prier et me promenais dans les marchés. Mais personne ne m'adressait la parole. Après la prière, assis à ma place, je m'approchais du Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui). Je le saluais, et je me demandais : « Ai-je répondu à son salut ? » Puis je priais près de lui, le regardant en secret. Quand je me tournais vers ma prière, il me regardait ; quand je le regardais, il détournait le regard. Lorsque cette persécution des musulmans dura longtemps, je franchis peu à peu le mur du jardin d'Abu Qatada. Abu Qatada est mon oncle, celui que j'aime le plus. Je le saluai. Par Allah, il ne répondit pas à mon salut. Je lui dis : « Ô Abu Qatada ! Par Allah, dis-moi, sais-tu que j'aime Allah et Son Messager ? » Abu Qatada garda le silence. Je lui demandai à nouveau, par Allah, de me le dire. Il garda encore le silence. Je demandai encore (cette fois) : « Allah et Son Messager le savent ! » À ces mots, mes yeux se remplirent de larmes et je fis demi-tour. Je franchis le mur. Plus tard, en me promenant au marché de Médine, je rencontrai un fellah parmi les fellahs persans de… Un Damasien, venu à Médine pour vendre de la nourriture, demandait : « Qui me conduira à Ka'b ibn Malik ? » On commença à me désigner du doigt. Finalement, il vint à moi et me remit une lettre du roi de Ghassan. J'étais scribe. Je lus la lettre. Elle contenait ceci : « Nous avons appris que votre épouse vous a fait du tort. Allah ne vous a pas créé sur une terre d'humiliation, ni dans un lieu où vos droits seraient bafoués. Rejoignez-nous immédiatement afin que nous puissions vous aider. » À cette lecture, je me dis : « C'est aussi une sorte de calamité », et je me rendis au four et y brûlai la lettre. Finalement, quarante des cinquante nuits s'étant écoulées et la révélation ayant cessé, le Messager du Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) vint soudainement à moi. Il me dit : « Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) vous ordonne de vous éloigner de votre épouse. » Je demandai : « Dois-je… » « Dois-je divorcer ou que dois-je faire ? » Il répondit : « Non ! Éloigne-toi d'elle et ne la recontacte plus jamais ! » Il avait envoyé des messages similaires à deux de mes compagnons. Je dis alors à ma femme : « Retourne auprès de ta famille et reste avec eux jusqu'à ce qu'Allah tranche cette affaire ! » Par la suite, l'épouse de Hilal ibn Umayya vint trouver le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) et lui dit : « Ô Messager d'Allah, Hilal ibn Umayya est un vieillard épuisé ; il n'a pas de serviteur. Désapprouverais-tu que je le serve ? » Il (que la paix et les bénédictions soient sur lui) répondit : « Mais il ne doit plus jamais te contacter ! » La femme dit : « Par Allah, il n'a pas le temps de faire quoi que ce soit ! Et par Allah, il pleure sans cesse depuis que cela lui est arrivé. » Un membre de ma famille me dit alors : « Pourquoi ne demandes-tu pas la permission au Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) concernant ta femme ? (Voir) Hilal ibn Umayya « Quant à ma femme, il lui a donné la permission de servir Hilal. » Je répondis : « Je ne peux interroger le Messager d’Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) à son sujet. Je suis encore jeune. » Lorsque je demandai au Messager d’Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) la permission à son sujet, je dis : « Que dira-t-il ? Qui sait ? » Et je restai ainsi dix nuits. Ainsi, cinquante nuits s’écoulèrent depuis le moment où il nous fut interdit de parler. Puis, au matin de la cinquantième nuit, j’accomplis la prière du matin dans l’une de nos maisons. Assis dans l’état qu’Allah le Tout-Puissant nous avait décrété, je fus saisi d’angoisse. L’endroit, malgré son immensité, me parut étroit. J’entendis une voix crier du haut du mont Sel’. Il criait à haute voix : « Ka’b ibn Malik, bonne nouvelle ! » Je me prosternai aussitôt. Et je compris que Shadumani était arrivé. Puis, après que le Messager d’Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) eut accompli la prière du matin, il m’informa Les gens annoncèrent qu'Allah avait accepté notre repentir. Aussitôt, ils vinrent nous annoncer la bonne nouvelle. Deux de mes compagnons partirent la porter. Un homme éperonna son cheval pour venir à moi. Un homme de la tribu des Aslam accourut vers moi et gravit la montagne. Sa voix était plus rapide qu'un cheval. Lorsque celui dont j'avais entendu la voix arriva avec la bonne nouvelle, j'ôtai aussitôt deux de mes vêtements et les lui offris pour célébrer cet événement. Par Allah, je ne possédais rien d'autre ce jour-là. J'empruntai donc deux vêtements et les revêtis. Je me mis aussitôt en route, désirant voir le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui). Les gens sortirent par groupes pour me rencontrer, me félicitant de mon repentir et disant : « Qu'Allah te bénisse pour l'acceptation de ton repentir ! » Finalement, j'entrai dans la mosquée. Et je vis le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) assis dans la mosquée, entouré de fidèles. Alors Talha ibn Ubaydillah se leva et vint rapidement vers moi. Il me serra la main et me félicita. Par Allah, aucun autre Muhajirin ne se leva à part lui, et Ka'b n'oublia jamais ce que Talha avait fait. Il dit : « Lorsque je saluais le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui), son visage rayonnait de joie et il disait : « Bonne nouvelle pour toi, c'est le plus beau jour depuis ta naissance ! » Je demandai : « Est-ce toi ou Allah qui le prouve, ô Messager d'Allah ? » Il répondit : « C'est Allah ! » Lorsque le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) se réjouissait, son visage rayonnait comme un croissant de lune. Nous le savions. Une fois assis, je dis : « Ô Messager d'Allah ! Un de mes actes de repentir est de donner une partie de mes biens en aumône à Allah et à Son Messager (que la paix et les bénédictions soient sur lui). » Il (que la paix et les bénédictions soient sur lui) me dit : « Garde-en une partie ! C'est mieux pour toi. » Je dis : « Je « Je garde ma part de Khaybar », et j'ai ajouté : « Ô Messager d'Allah ! En vérité, Allah m'a sauvé par la droiture. » L'un de mes vœux est de ne plus jamais dire la vérité de mon vivant. Depuis que j'ai dit cela au Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui), je ne connais aucun musulman qui ait reçu une plus grande faveur qu'Allah en m'accordant la capacité de dire la vérité. Par Allah, depuis que j'ai dit cela au Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui), je n'ai jamais menti intentionnellement. Je prie Allah de me protéger pour le reste de ma vie. Ka'b dit : Alors Allah (Glorifié et Exalté soit-Il) révéla les versets 117-118 de la sourate At-Tawbah : « En vérité, Allah a accepté le repentir du Messager et des Muhajirun et Ansar qui l'ont suivi dans les moments difficiles, dont certains avaient failli s'égarer. En vérité, Il a accepté leur repentir, car Allah est Bienveillant et Miséricordieux envers eux. Et Il a également accepté… » Le repentir des trois qui étaient restés, et qui se sentaient prisonniers de leurs propres pensées, malgré l'immensité du monde qui les entourait. Cela allait jusqu'au verset : « Ceux qui croient, craignez Allah et soyez avec ceux qui disent la vérité ! » Et puis : « Par Allah, après m'avoir guidé vers l'Islam, Il ne m'a pas accordé de plus grande bénédiction que la vérité que j'ai dite au Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui). Je ne veux pas être détruit comme le sont les menteurs pour lui avoir menti ! En effet, lorsqu'Allah a révélé le message concernant les menteurs, Il a dit la pire chose qui puisse être dite à quiconque. Allah dit : « Lorsque vous retournerez vers eux, ils jureront par Allah que vous ne leur direz rien. Éloignez-vous donc d'eux ! Car ils sont impurs, et leur demeure sera l'Enfer pour ce qu'ils ont acquis. Ils vous jurent afin que vous soyez satisfaits d'eux. Mais si vous êtes satisfaits d'eux, alors Allah n'est certainement pas satisfait des gens pervers. » (Sourate At-Tawbah, versets 95-96) Il a dit : « Nous étions trois personnes restées en arrière, après ceux avec qui le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) avait prêté serment. Il accepta leurs serments, leur prêta allégeance et implora Son pardon. Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) reporta le traitement de nos affaires jusqu'à ce qu'Allah rende Son jugement. C'est pourquoi Allah (Exalté soit-Il) a dit : « Et le repentir des trois qui restèrent… » Le fait que nous ayons été laissés en arrière, comme mentionné par Allah, ne signifie pas que nous étions restés en arrière pendant la bataille. Cela signifie simplement que le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) reporta le traitement de nos affaires après ceux qui lui avaient prêté serment et présenté leurs excuses, et Il accepta leurs excuses. »
Sahih Mouslim : 8
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، حَدَّثَنَا يُونُسُ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا شَيْبَانُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ قَتَادَةَ، حَدَّثَنَا أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ، قَالَ قَالَ نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ الْعَبْدَ إِذَا وُضِعَ فِي قَبْرِهِ وَتَوَلَّى عَنْهُ أَصْحَابُهُ إِنَّهُ لَيَسْمَعُ قَرْعَ نِعَالِهِمْ " . قَالَ " يَأْتِيهِ مَلَكَانِ فَيُقْعِدَانِهِ فَيَقُولاَنِ لَهُ مَا كُنْتَ تَقُولُ فِي هَذَا الرَّجُلِ " . قَالَ " فَأَمَّا الْمُؤْمِنُ فَيَقُولُ أَشْهَدُ أَنَّهُ عَبْدُ اللَّهِ وَرَسُولُهُ " . قَالَ " فَيُقَالُ لَهُ انْظُرْ إِلَى مَقْعَدِكَ مِنَ النَّارِ قَدْ أَبْدَلَكَ اللَّهُ بِهِ مَقْعَدًا مِنَ الْجَنَّةِ " . قَالَ نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " فَيَرَاهُمَا جَمِيعًا " . قَالَ قَتَادَةُ وَذُكِرَ لَنَا أَنَّهُ يُفْسَحُ لَهُ فِي قَبْرِهِ سَبْعُونَ ذِرَاعًا وَيُمْلأُ عَلَيْهِ خَضِرًا إِلَى يَوْمِ يُبْعَثُونَ .
Rapporté par Anas b. Malik رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand le serviteur est placé dans sa tombe et que ses compagnons s’en vont, il entend le bruit de leurs pas. Deux anges viennent alors à lui, le font asseoir et lui demandent : “Que dis-tu à propos de cet homme (le Prophète) ?” S’il est croyant, il répond : “J’atteste qu’il est le serviteur d’Allah et Son Messager.” On lui dira alors : “Regarde ta place en Enfer ; Allah l’a remplacée par une place au Paradis.” » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « On lui montrera alors les deux places. » Qatada a ajouté : « On nous a rapporté que la tombe du croyant s’élargit jusqu’à soixante-dix coudées et qu’elle est remplie de verdure jusqu’au Jour de la Résurrection. »
Sunan An-Nassai : 9
Abou Hourayra (RA)
Sahih
أَخْبَرَنَا إِسْحَاقُ، قَالَ أَنْبَأَنَا جَرِيرٌ، قَالَ حَدَّثَنِي طَلْقُ بْنُ مُعَاوِيَةَ، وَحَفْصُ بْنُ غِيَاثٍ، قَالَ حَدَّثَنِي جَدِّي، طَلْقُ بْنُ مُعَاوِيَةَ عَنْ أَبِي زُرْعَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ جَاءَتِ امْرَأَةٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِابْنٍ لَهَا يَشْتَكِي فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَخَافُ عَلَيْهِ وَقَدْ قَدَّمْتُ ثَلاَثَةً . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" لَقَدِ احْتَظَرْتِ بِحِظَارٍ شَدِيدٍ مِنَ النَّارِ " .
Rapporté par Abu Hurairah : Une femme est venue voir le Messager d'Allah ﷺ avec son fils malade et a dit : "Ô Messager d'Allah, j'ai peur pour lui, et j'en ai déjà perdu trois." Le Messager d'Allah ﷺ a dit : "Tu as une grande protection contre l'Enfer
Sunan An-Nassai : 10
Jubair bin Nufair al-Hadrami (RA)
Sahih
أَخْبَرَنَا هَارُونُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنَا مَعْنٌ، قَالَ حَدَّثَنَا مُعَاوِيَةُ بْنُ صَالِحٍ، عَنْ حَبِيبِ بْنِ عُبَيْدٍ الْكَلاَعِيِّ، عَنْ جُبَيْرِ بْنِ نُفَيْرٍ الْحَضْرَمِيِّ، قَالَ سَمِعْتُ عَوْفَ بْنَ مَالِكٍ، يَقُولُ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُصَلِّي عَلَى مَيِّتٍ فَسَمِعْتُ فِي دُعَائِهِ وَهُوَ يَقُولُ
" اللَّهُمَّ اغْفِرْ لَهُ وَارْحَمْهُ وَعَافِهِ وَاعْفُ عَنْهُ وَأَكْرِمْ نُزُلَهُ وَوَسِّعْ مُدْخَلَهُ وَاغْسِلْهُ بِالْمَاءِ وَالثَّلْجِ وَالْبَرَدِ وَنَقِّهِ مِنَ الْخَطَايَا كَمَا نَقَّيْتَ الثَّوْبَ الأَبْيَضَ مِنَ الدَّنَسِ وَأَبْدِلْهُ دَارًا خَيْرًا مِنْ دَارِهِ وَأَهْلاً خَيْرًا مِنْ أَهْلِهِ وَزَوْجًا خَيْرًا مِنْ زَوْجِهِ وَأَدْخِلْهُ الْجَنَّةَ وَنَجِّهِ مِنَ النَّارِ - أَوْ قَالَ - وَأَعِذْهُ مِنْ عَذَابِ الْقَبْرِ " .
Rapporté par Jubair bin Nufair Al-Hadrami : J’ai entendu ‘Awf bin Malik dire : "J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ accomplir la prière funéraire pour une personne décédée, et je l’ai entendu dire dans son invocation : 'Allahumma, pardonne-lui, fais-lui miséricorde, protège-le et absous-le, honore l’endroit où il va s’installer et élargis son entrée ; lave-le avec de l’eau, de la neige et de la grêle, et purifie-le de ses fautes comme tu purifies un vêtement blanc de la saleté. Ô Allah, donne-lui une maison meilleure que sa maison, une famille meilleure que sa famille, un époux ou une épouse meilleur(e) que le sien. Fais-le entrer au Paradis et sauve-le du Feu.' Ou il a dit : 'Et protège-le du châtiment de la tombe
Sounan Ibn Majah : 11
Abou Dharr Al-Ghifari (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ عَبْدَةَ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ أَبِي عِمْرَانَ الْجَوْنِيِّ، عَنِ الْمُشَعَّثِ بْنِ طَرِيفٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الصَّامِتِ، عَنْ أَبِي ذَرٍّ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ ـ صلى الله عليه وسلم ـ " كَيْفَ أَنْتَ يَا أَبَا ذَرٍّ وَمَوْتًا يُصِيبُ النَّاسَ حَتَّى يُقَوَّمَ الْبَيْتُ بِالْوَصِيفِ " . يَعْنِي الْقَبْرَ قُلْتُ مَا خَارَ اللَّهُ لِي وَرَسُولُهُ - أَوْ قَالَ اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ - قَالَ " تَصَبَّرْ " . قَالَ " كَيْفَ أَنْتَ وَجُوعًا يُصِيبُ النَّاسَ حَتَّى تَأْتِيَ مَسْجِدَكَ فَلاَ تَسْتَطِيعَ أَنْ تَرْجِعَ إِلَى فِرَاشِكَ وَلاَ تَسْتَطِيعَ أَنْ تَقُومَ مِنْ فِرَاشِكَ إِلَى مَسْجِدِكَ " . قَالَ قُلْتُ اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ أَوْ - مَا خَارَ اللَّهُ لِي وَرَسُولُهُ - قَالَ " عَلَيْكَ بِالْعِفَّةِ " . ثُمَّ قَالَ " كَيْفَ أَنْتَ وَقَتْلاً يُصِيبُ النَّاسَ حَتَّى تُغْرَقَ حِجَارَةُ الزَّيْتِ بِالدَّمِ " . قُلْتُ مَا خَارَ اللَّهُ لِي وَرَسُولُهُ . قَالَ " الْحَقْ بِمَنْ أَنْتَ مِنْهُ " . قَالَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَفَلاَ آخُذُ بِسَيْفِي فَأَضْرِبَ بِهِ مَنْ فَعَلَ ذَلِكَ قَالَ " شَارَكْتَ الْقَوْمَ إِذًا وَلَكِنِ ادْخُلْ بَيْتَكَ " . قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ فَإِنْ دُخِلَ بَيْتِي قَالَ " إِنْ خَشِيتَ أَنْ يَبْهَرَكَ شُعَاعُ السَّيْفِ فَأَلْقِ طَرَفَ رِدَائِكَ عَلَى وَجْهِكَ فَيَبُوءَ بِإِثْمِهِ وَإِثْمِكَ فَيَكُونَ مِنْ أَصْحَابِ النَّارِ " .
Rapporté par Abu Dharr : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Que feras-tu, ô Abu Dharr, quand la mort touchera tant de gens qu’une tombe vaudra autant qu’un esclave ? » J’ai répondu : « Ce qu’Allah et Son Messager choisiront pour moi, ou Allah et Son Messager savent mieux. » Il a dit : « Sois patient. » Il a dit : « Que feras-tu quand la famine frappera les gens au point que tu iras à l’endroit où tu pries sans pouvoir retourner à ton lit, ou tu ne pourras pas te lever de ton lit pour aller prier ? » J’ai dit : « Allah et Son Messager savent mieux, ou ce qu’Allah et Son Messager choisiront pour moi. » Il a dit : « Évite les choses interdites. » Il a dit : « Que feras-tu quand les tueries toucheront les gens au point que Hijaratuz-Zait* sera couverte de sang ? » J’ai dit : « Ce qu’Allah et Son Messager choisiront pour moi. » Il a dit : « Reste avec les tiens. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, ne devrais-je pas prendre mon épée et combattre ceux qui font cela ? » Il a dit : « Alors tu seras comme eux. Rentre plutôt chez toi. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah, et s’ils entrent chez moi ? » Il a dit : « Si tu crains d’être ébloui par l’épée, mets le bord de ton vêtement sur ton visage, et qu’il porte son propre péché et le tien, et il sera parmi les gens de l’Enfer. »
Al-Adab Al-Mufrad : 12
Ibn Abbas (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، قَالَ: أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ: حَدَّثَنَا أَبُو سَلَمَةَ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ قَالَ: قَبَّلَ رَسُولُ اللهِ صلى الله عليه وسلم حَسَنَ بْنَ عَلِيٍّ وَعِنْدَهُ الأَقْرَعُ بْنُ حَابِسٍ التَّمِيمِيُّ جَالِسٌ، فَقَالَ الأَقْرَعُ: إِنَّ لِي عَشَرَةً مِنَ الْوَلَدِ مَا قَبَّلْتُ مِنْهُمْ أَحَدًا، فَنَظَرَ إِلَيْهِ رَسُولُ اللهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَالَ: مَنْ لا يَرْحَمُ لا يُرْحَمُ.
Bulugh al-Maram : 13
Et dans le récit d'al-Khamsah, par Elle (RA)
Sahih
وَلِلْخَمْسَةِ عَنْهَا : { مَنْ حَافَظَ عَلَى أَرْبَعٍ قَبْلَ اَلظُّهْرِ وَأَرْبَعٍ بَعْدَهَا حَرَّمَهُ اَللَّهُ عَلَى اَلنَّارِ } 11 - صحيح . رواه أبو داود ( 1269 ) ، والنسائي ( 3 / 266 ) ، والترمذي ( 427 ) ، وابن ماجه ( 1160 ) ، وأحمد ( 6 / 326 ) من حديث أم حبيبة ، وله طرق مفصلة بالأصل .
« Quiconque prie régulièrement quatre rak'ats avant et quatre rak'ats après la prière de Zuhr, Allah lui interdira (d'entrer) en Enfer. »
Bulugh al-Maram : 14
Sahih
وَعَنْ خُزَيْمَةَ بْنِ ثَابِتٍ - رضى الله عنه - { أَنَّ اَلنَّبِيَّ - صلى الله عليه وسلم -كَانَ إِذَا فَرَغَ مِنْ تَلْبِيَتِهِ فِي حَجٍّ أَوْ عُمْرَةٍ سَأَلَ اَللَّهَ رِضْوَانَهُ وَالْجَنَّةَ وَاسْتَعَاذَ 1 بِرَحْمَتِهِ مِنَ اَلنَّارِ } رَوَاهُ اَلشَّافِعِيُّ بِإِسْنَادٍ ضَعِيفٍ 2 .1 - كذا بالأصلين، وفي " مسند الشافعي ": واستعفاه.2 - ضعيف. رواه الشافعي في " المسند " ( 1 / 307 / 797 ) في سنده صالح بن محمد بن أبي زائدة وهو ضعيف، وأما شيخ الشافعي إبراهيم بن محمد فهو وإن كان كذابا، إلا أنه توبع عليه، فبقيت علة الحديث في صالح.
D'après Khuzaymah ibn Thabit (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) avait coutume d'implorer l'agrément d'Allah et le Paradis après avoir achevé sa Talbiyah lors du Hajj ou de la Omra, et de se réfugier auprès de Sa miséricorde contre le Feu de l'Enfer. Ce hadith a été rapporté par al-Shafi'i, mais sa chaîne de transmission est faible. [1 - C'est ainsi qu'il apparaît dans les textes originaux. Dans le « Musnad al-Shafi'i », on lit : « et il cherchait à être excusé ». 2 - Faible. Ce hadith a été rapporté par al-Shafi'i dans « al-Musnad » (1/307/797). Sa chaîne de transmission inclut Salih ibn Muhammad ibn Abi Za'idah, dont la transmission est faible. Quant au maître d'al-Shafi'i, Ibrahim ibn Muhammad…] Bien qu'il ait menti, son hadith a été corroboré par d'autres, de sorte que le défaut de transmission est imputé à Salih.
Bulugh al-Maram : 15
Umm Salamah (RA)
Sahih
وَعَنْ أُمِّ سَلَمَةَ رَضِيَ اَللَّهُ عَنْهَا قَالَتْ: قَالَ رَسُولُ اَللَّهِ - صلى الله عليه وسلم -: {
" إِنَّكُمْ تَخْتَصِمُونَ إِلَيَّ, وَلَعَلَّ بَعْضَكُمْ أَنْ يَكُونَ أَلْحَنَ بِحُجَّتِهِ مِنْ بَعْضٍ, فَأَقْضِيَ لَهُ عَلَى نَحْوٍ مِمَّا أَسْمَعُ, مِنْهُ فَمَنْ قَطَعْتُ لَهُ مِنْ حَقِّ أَخِيهِ شَيْئًا, فَإِنَّمَا أَقْطَعُ لَهُ قِطْعَةً مِنَ اَلنَّارِ" } مُتَّفَقٌ عَلَيْهِ 1 .1 - صحيح. رواه البخاري ( 7169 )، ومسلم ( 1713 )، وزاد البخاري في أوله: "إنما أنا بشر" وهي رواية لمسلم وعنده سبب الحديث، وزاد في رواية أخرى: "فليحملها، أو يزرها".
D'après Umm Salamah (qu'Allah l'agrée), le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) a dit : « Vous me soumettez vos différends, et certains d'entre vous sont peut-être plus éloquents que d'autres pour présenter leurs arguments. Je juge donc en faveur de l'un selon ce que j'entends de lui. Quiconque reçoit quelque chose qui appartient à son frère, je ne fais que lui réserver une part de l'Enfer. » Authentique. 1.1 - Sahih. Rapporté par Al-Bukhari (7169) et Muslim (1713). Al-Bukhari a ajouté au début : « Je ne suis qu'un être humain. » Il s'agit d'une narration de Muslim, qui en donne la raison. Il a ajouté dans une autre narration : « Qu'il le porte donc. »
Bulugh al-Maram : 16
Abou Umamah al-Harithi (RA)
Sahih
وَعَنْ أَبِي أُمَامَةَ اَلْحَارِثِيُّ - رضى الله عنه - أَنَّ رَسُولَ اَللَّهِ - صلى الله عليه وسلم -قَالَ: { " مَنْ اِقْتَطَعَ حَقَّ امْرِئٍ مُسْلِمٍ بِيَمِينِهِ, فَقَدْ أَوْجَبَ اَللَّهُ لَهُ اَلنَّارَ, وَحَرَّمَ عَلَيْهِ اَلْجَنَّةَ" . فَقَالَ لَهُ رَجُلٌ: وَإِنْ كَانَ شَيْئًا يَسِيرًا يَا رَسُولَ اَللَّهِ? قَالَ: "وَإِنْ قَضِيبٌ مِنْ أَرَاكٍ" } رَوَاهُ مُسْلِم ٌ 1 .1 - صحيح. رواه مسلم ( 137 )، وعنده: "وإن قضيبا" .
D'après Abu Umamah al-Harithi (qu'Allah l'agrée), le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) a dit : « Quiconque s'approprie injustement le droit d'un musulman en prêtant serment, Allah lui infligera l'Enfer et lui interdira le Paradis. » Un homme lui demanda : « Même s'il s'agit de quelque chose d'insignifiant, ô Messager d'Allah ? » Il répondit : « Même une brindille d'arak. » Rapporté par Muslim 1.1 - Sahih. Rapporté par Muslim (137), et dans sa version : « Même une brindille. »
Bulugh al-Maram : 17
Jabir (RA)
Sahih
وَعَنْ جَابِرٍ - رضى الله عنه - أَنَّ اَلنَّبِيَّ - صلى الله عليه وسلم -قَالَ: {
"مَنْ حَلَفَ عَلَى مِنْبَرِي هَذَا بِيَمِينٍ آثِمَةٍ, تَبَوَّأَ مَقْعَدَهُ مِنْ اَلنَّارِ" } رَوَاهُ أَحْمَدُ, وَأَبُو دَاوُدَ, وَالنَّسَائِيُّ, وَصَحَّحَهُ اِبْنُ حِبَّان َ 1 .1 - صحيح. رواه أحمد ( 3 / 344 )، وأبو داود ( 3246 )، والنسائي في "الكبرى" ( 3 / 491 )، وابن حبان ( 1192 ) من طريق هاشم بن هاشم، عن عبد الله بن نسطاس، عن جابر، به. واللفظ للنسائي، وابن حبان، وزاد أبو داود: "ولو على سواك أخضر" بعد قوله: "آثمة" وفي آخره على الشك: "أو وجبت له النار" . قلت: وهذا إسناد فيه ضعف، فابن نسطاس، وإن وثقه النسائي، فقد قال الذهبي في "الميزان" ( 2 / 515 ): " لا يعرف. تفرد عنه هاشم بن هاشم". ولكن للحديث شاهد صحيح عن أبي هريرة.
D'après Jabir (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) a dit : « Quiconque prête un faux serment depuis cette chaire aura sa place en Enfer. » Ce hadith a été rapporté par Ahmad, Abu Dawud et An-Nasa'i, et authentifié par Ibn Hibban.<sup>1</sup> Il est authentique. Il a été rapporté par Ahmad (3/344), Abu Dawud (3246), An-Nasa'i dans « Al-Kubra » (3/491) et Ibn Hibban (1192), selon la chaîne de transmission de Hashim ibn Hashim, d'après Abdullah ibn Nastas, d'après Jabir. Le hadith est rapporté par al-Nasa'i et Ibn Hibban, et Abu Dawud a ajouté : « Même si c'est sur un miswak vert », après le mot « pécheur », et à la fin, avec une pointe d'incertitude : « Ou alors il mérite l'Enfer. » Je dis : cette chaîne de transmission est faible, car Ibn Nastas, bien qu'al-Nasa'i le considérât comme digne de confiance, est inconnu. Al-Dhahabi a dit dans « al-Mizan » (2/515) : « Il est inconnu. Seul Hashim ibn Hashim a rapporté de lui. » Cependant, ce hadith est corroboré par une solide narration d'Abu Hurayrah.