Hadiths sur Neighbor

125 hadiths authentiques trouves

Sahih Al-Boukhari : 1
Umar ibn Al-Khattab (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​أَبُو ‌الْيَمَانِ، ‌أَخْبَرَنَا ​شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، ح قَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ وَقَالَ ابْنُ وَهْبٍ أَخْبَرَنَا يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي ثَوْرٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ، عَنْ عُمَرَ، قَالَ كُنْتُ أَنَا وَجَارٌ، لِي مِنَ الأَنْصَارِ فِي بَنِي أُمَيَّةَ بْنِ زَيْدٍ، وَهْىَ مِنْ عَوَالِي الْمَدِينَةِ، وَكُنَّا نَتَنَاوَبُ النُّزُولَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَنْزِلُ يَوْمًا وَأَنْزِلُ يَوْمًا، فَإِذَا نَزَلْتُ جِئْتُهُ بِخَبَرِ ذَلِكَ الْيَوْمِ مِنَ الْوَحْىِ وَغَيْرِهِ، وَإِذَا نَزَلَ فَعَلَ مِثْلَ ذَلِكَ، فَنَزَلَ صَاحِبِي الأَنْصَارِيُّ يَوْمَ نَوْبَتِهِ، فَضَرَبَ بَابِي ضَرْبًا شَدِيدًا‏.‏ فَقَالَ أَثَمَّ هُوَ فَفَزِعْتُ فَخَرَجْتُ إِلَيْهِ فَقَالَ قَدْ حَدَثَ أَمْرٌ عَظِيمٌ‏.‏ قَالَ فَدَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ فَإِذَا هِيَ تَبْكِي فَقُلْتُ طَلَّقَكُنَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ لاَ أَدْرِي‏.‏ ثُمَّ دَخَلْتُ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ وَأَنَا قَائِمٌ أَطَلَّقْتَ نِسَاءَكَ قَالَ ‏ "‏ لاَ ‏"‏‏.‏ فَقُلْتُ اللَّهُ أَكْبَرُ‏.‏
Rapporté ​par ‌`Umar ‌: ​Mon voisin ansarite de Bani Umaiya bin Zaid, qui habitait à `Awali Al-Medina, allait voir le Prophète (ﷺ) à tour de rôle avec moi. Il y allait un jour et moi le lendemain. Quand j’y allais, je rapportais les nouvelles du jour concernant la Révélation et d’autres choses, et quand il y allait, il faisait de même pour moi. Un jour, mon ami ansarite, à son retour du Prophète, a frappé violemment à ma porte et m’a demandé si j’étais là. J’ai eu peur et je suis sorti vers lui. Il m’a dit : « Aujourd’hui, il s’est passé quelque chose de grave. » Je suis alors allé voir Hafsa et je l’ai trouvée en train de pleurer. Je lui ai demandé : « Le Messager d’Allah (ﷺ) vous a-t-il toutes divorcées ? » Elle a répondu : « Je ne sais pas. » Puis, je suis entré chez le Prophète (ﷺ) et j’ai dit en restant debout : « As-tu divorcé tes femmes ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu non. J’ai alors dit : « Allahu-Akbar (Allah est le plus Grand). »
Umar ibn Al-Khattab (RA) Sahih Al-Boukhari #89 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 2
Shaqiq (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​مُسَدَّدٌ، ​قَالَ ‌حَدَّثَنَا ​يَحْيَى، عَنِ الأَعْمَشِ، قَالَ حَدَّثَنِي شَقِيقٌ، قَالَ سَمِعْتُ حُذَيْفَةَ، قَالَ كُنَّا جُلُوسًا عِنْدَ عُمَرَ ـ رضى الله عنه ـ فَقَالَ أَيُّكُمْ يَحْفَظُ قَوْلَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي الْفِتْنَةِ قُلْتُ أَنَا، كَمَا قَالَهُ‏.‏ قَالَ إِنَّكَ عَلَيْهِ ـ أَوْ عَلَيْهَا ـ لَجَرِيءٌ‏.‏ قُلْتُ ‏ "‏ فِتْنَةُ الرَّجُلِ فِي أَهْلِهِ وَمَالِهِ وَوَلَدِهِ وَجَارِهِ تُكَفِّرُهَا الصَّلاَةُ وَالصَّوْمُ وَالصَّدَقَةُ وَالأَمْرُ وَالنَّهْىُ ‏"‏‏.‏ قَالَ لَيْسَ هَذَا أُرِيدُ، وَلَكِنِ الْفِتْنَةُ الَّتِي تَمُوجُ كَمَا يَمُوجُ الْبَحْرُ‏.‏ قَالَ لَيْسَ عَلَيْكَ مِنْهَا بَأْسٌ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ، إِنَّ بَيْنَكَ وَبَيْنَهَا بَابًا مُغْلَقًا‏.‏ قَالَ أَيُكْسَرُ أَمْ يُفْتَحُ قَالَ يُكْسَرُ‏.‏ قَالَ إِذًا لاَ يُغْلَقَ أَبَدًا‏.‏ قُلْنَا أَكَانَ عُمَرُ يَعْلَمُ الْبَابَ قَالَ نَعَمْ، كَمَا أَنَّ دُونَ الْغَدِ اللَّيْلَةَ، إِنِّي حَدَّثْتُهُ بِحَدِيثٍ لَيْسَ بِالأَغَالِيطِ‏.‏ فَهِبْنَا أَنْ نَسْأَلَ حُذَيْفَةَ، فَأَمَرْنَا مَسْرُوقًا فَسَأَلَهُ فَقَالَ الْبَابُ عُمَرُ‏.‏
Rapporté ​par ​Shaqiq ‌: ​Il a entendu Hudhaifa dire : Un jour, j’étais assis avec `Umar et il a dit : « Qui parmi vous se souvient de la parole d’Allah's Messager (ﷺ) à propos des épreuves ? » J’ai dit : « Je la connais comme le Prophète (ﷺ) l’a dite. » `Umar a dit : « Tu es vraiment audacieux. » J’ai dit : « Les épreuves causées à un homme par sa femme, son argent, ses enfants et son voisin sont effacées par ses prières, son jeûne, ses aumônes et le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal. » `Umar a dit : « Ce n’est pas de cela que je parlais, mais de cette épreuve qui se répandra comme les vagues de la mer. » J’ai dit : « Ô chef des croyants ! Tu n’as pas à en avoir peur, car il y a une porte fermée entre toi et elle. » `Umar a demandé : « Cette porte sera-t-elle brisée ou ouverte ? » J’ai répondu : « Elle sera brisée. » `Umar a dit : « Alors elle ne sera jamais refermée. » On m’a demandé si `Umar savait ce qu’était cette porte. J’ai répondu qu’il le savait aussi sûrement que l’on sait qu’il y aura la nuit avant le matin. J’ai rapporté un hadith sans aucune erreur. » Le sous-narrateur a ajouté qu’ils ont chargé Masruq de demander à Hudhaifa ce qu’était la porte. Hudhaifa a dit : « La porte, c’était `Umar lui-même. »
Shaqiq (RA) Sahih Al-Boukhari #525 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 3
Qurra bin Khalid (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​عَبْدُ ‌اللَّهِ ‌بْنُ ‌الصَّبَّاحِ، قَالَ حَدَّثَنَا أَبُو عَلِيٍّ الْحَنَفِيُّ، حَدَّثَنَا قُرَّةُ بْنُ خَالِدٍ، قَالَ انْتَظَرْنَا الْحَسَنَ وَرَاثَ عَلَيْنَا حَتَّى قَرُبْنَا مِنْ وَقْتِ قِيَامِهِ، فَجَاءَ فَقَالَ دَعَانَا جِيرَانُنَا هَؤُلاَءِ‏.‏ ثُمَّ قَالَ قَالَ أَنَسٌ نَظَرْنَا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم ذَاتَ لَيْلَةٍ حَتَّى كَانَ شَطْرُ اللَّيْلِ يَبْلُغُهُ، فَجَاءَ فَصَلَّى لَنَا، ثُمَّ خَطَبَنَا فَقَالَ ‏ "‏ أَلاَ إِنَّ النَّاسَ قَدْ صَلَّوْا ثُمَّ رَقَدُوا، وَإِنَّكُمْ لَمْ تَزَالُوا فِي صَلاَةٍ مَا انْتَظَرْتُمُ الصَّلاَةَ ‏"‏‏.‏ قَالَ الْحَسَنُ وَإِنَّ الْقَوْمَ لاَ يَزَالُونَ بِخَيْرٍ مَا انْتَظَرُوا الْخَيْرَ‏.‏ قَالَ قُرَّةُ هُوَ مِنْ حَدِيثِ أَنَسٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم‏.‏
Rapporté ​par ‌Qurra ‌bin ‌Khalid : Un jour, il attendit Al-Hasan qui n’arriva pas avant l’heure habituelle de son discours ; puis Al-Hasan arriva et s’excusa en disant : « Nos voisins nous ont invités. » Ensuite, il ajouta : « Anas a rapporté : ‘Un jour, nous avons attendu le Prophète (ﷺ) jusqu’à minuit ou presque. Il est venu, a dirigé la prière, puis, après l’avoir terminée, il s’est adressé à nous et a dit : “Tous les gens ont prié puis sont allés dormir, et vous, vous êtes restés en prière tant que vous l’attendiez.”’ » Al-Hasan a dit : « Les gens sont considérés comme accomplissant de bonnes actions tant qu’ils attendent de faire de bonnes actions. » La parole d’Al-Hasan fait partie du hadith d’Anas rapporté du Prophète (ﷺ)
Qurra bin Khalid (RA) Sahih Al-Boukhari #600 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 4
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​مُسَدَّدٌ، ‌قَالَ ​حَدَّثَنَا ‌إِسْمَاعِيلُ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ مُحَمَّدٍ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ مَنْ ذَبَحَ قَبْلَ الصَّلاَةِ فَلْيُعِدْ ‏"‏‏.‏ فَقَامَ رَجُلٌ فَقَالَ هَذَا يَوْمٌ يُشْتَهَى فِيهِ اللَّحْمُ‏.‏ وَذَكَرَ مِنْ جِيرَانِهِ فَكَأَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم صَدَّقَهُ، قَالَ وَعِنْدِي جَذَعَةٌ أَحَبُّ إِلَىَّ مِنْ شَاتَىْ لَحْمٍ، فَرَخَّصَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَلاَ أَدْرِي أَبَلَغَتِ الرُّخْصَةُ مَنْ سِوَاهُ أَمْ لاَ‏.‏
Rapporté ​par ‌Anas ​: ‌Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui a sacrifié (son animal) avant la prière de l’`Id doit recommencer son sacrifice. » Un homme s’est levé et a dit : « C’est le jour où l’on a envie de viande, » et il a parlé de ses voisins. Il semble que le Prophète (ﷺ) l’ait cru. Puis le même homme a ajouté : « J’ai une jeune chèvre qui m’est plus chère que la viande de deux moutons. » Le Prophète (ﷺ) lui a permis de la sacrifier. Je ne sais pas si cette permission était seulement pour lui ou pour d’autres aussi
Anas ibn Malik (RA) Sahih Al-Boukhari #954 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 5
al-Bara' bin Azib (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌مُسَدَّدٌ، ​قَالَ ​حَدَّثَنَا ​أَبُو الأَحْوَصِ، قَالَ حَدَّثَنَا مَنْصُورُ بْنُ الْمُعْتَمِرِ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، عَنِ الْبَرَاءِ بْنِ عَازِبٍ، قَالَ خَطَبَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ النَّحْرِ بَعْدَ الصَّلاَةِ فَقَالَ ‏"‏ مَنْ صَلَّى صَلاَتَنَا وَنَسَكَ نُسْكَنَا فَقَدْ أَصَابَ النُّسُكَ، وَمَنْ نَسَكَ قَبْلَ الصَّلاَةِ فَتِلْكَ شَاةُ لَحْمٍ ‏"‏‏.‏ فَقَامَ أَبُو بُرْدَةَ بْنُ نِيَارٍ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَاللَّهِ لَقَدْ نَسَكْتُ قَبْلَ أَنْ أَخْرُجَ إِلَى الصَّلاَةِ، وَعَرَفْتُ أَنَّ الْيَوْمَ يَوْمُ أَكْلٍ وَشُرْبٍ فَتَعَجَّلْتُ وَأَكَلْتُ وَأَطْعَمْتُ أَهْلِي وَجِيرَانِي‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ تِلْكَ شَاةُ لَحْمٍ ‏"‏‏.‏ قَالَ فَإِنَّ عِنْدِي عَنَاقَ جَذَعَةٍ، هِيَ خَيْرٌ مِنْ شَاتَىْ لَحْمٍ، فَهَلْ تَجْزِي عَنِّي قَالَ ‏"‏ نَعَمْ، وَلَنْ تَجْزِيَ عَنْ أَحَدٍ بَعْدَكَ ‏"‏‏.‏
Rapporté ‌par ​Al-Bara' ​bin ​`Azib : Le jour du Nahr, le Messager d’Allah (ﷺ) a prononcé le sermon après la prière de l’`Id et a dit : « Celui qui a prié comme nous et a sacrifié comme nous, alors il a suivi notre tradition de sacrifice. Mais celui qui a sacrifié avant la prière, ce n’est que de la viande (ce n’est pas un sacrifice). » Abu Burda bin Naiyar s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Allah, j’ai sacrifié avant la prière en pensant que c’était un jour de nourriture et de boisson, alors j’ai été rapide et j’ai mangé, et j’ai aussi nourri ma famille et mes voisins. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ce n’était que de la viande (pas un sacrifice). » Puis Abu Burda a dit : « J’ai une jeune chèvre, et elle est sans doute meilleure que deux moutons. Est-ce suffisant comme sacrifice pour moi ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Oui, mais cela ne suffira pas pour quelqu’un d’autre après toi. »
al-Bara' bin Azib (RA) Sahih Al-Boukhari #983 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 6
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​حَامِدُ ‌بْنُ ‌عُمَرَ، ‌عَنْ حَمَّادِ بْنِ زَيْدٍ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ مُحَمَّدٍ، أَنَّ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ، قَالَ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم صَلَّى يَوْمَ النَّحْرِ، ثُمَّ خَطَبَ فَأَمَرَ مَنْ ذَبَحَ قَبْلَ الصَّلاَةِ أَنْ يُعِيدَ ذَبْحَهُ فَقَامَ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، جِيرَانٌ لِي ـ إِمَّا قَالَ بِهِمْ خَصَاصَةٌ، وَإِمَّا قَالَ بِهِمْ فَقْرٌ ـ وَإِنِّي ذَبَحْتُ قَبْلَ الصَّلاَةِ وَعِنْدِي عَنَاقٌ لِي أَحَبُّ إِلَىَّ مِنْ شَاتَىْ لَحْمٍ‏.‏ فَرَخَّصَ لَهُ فِيهَا‏.‏
Rapporté ​par ‌Anas ‌bin ‌Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a accompli la prière le jour du Nahr, puis il a prononcé le sermon et a ordonné que quiconque avait sacrifié avant la prière devait recommencer, c’est-à-dire faire un autre sacrifice. Un homme des Ansar s’est alors levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! À cause de mes voisins (qu’il a décrits comme très pauvres), j’ai sacrifié avant la prière. J’ai une jeune chèvre qui, à mon avis, vaut mieux que deux moutons. » Le Prophète (ﷺ) lui a donné la permission de la sacrifier
Anas ibn Malik (RA) Sahih Al-Boukhari #984 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 7
Mahmoud ben al-Rabi' al-Ansari (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي ‌إِسْحَاقُ، ‌حَدَّثَنَا ‌يَعْقُوبُ ​بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا أَبِي، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي مَحْمُودُ بْنُ الرَّبِيعِ الأَنْصَارِيُّ، أَنَّهُ عَقَلَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَعَقَلَ مَجَّةً مَجَّهَا فِي وَجْهِهِ مِنْ بِئْرٍ كَانَتْ فِي دَارِهِمْ‏.‏ فَزَعَمَ مَحْمُودٌ أَنَّهُ سَمِعَ عِتْبَانَ بْنَ مَالِكٍ الأَنْصَارِيّ َ ـ رضى الله عنه ـ وَكَانَ مِمَّنْ شَهِدَ بَدْرًا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ كُنْتُ أُصَلِّي لِقَوْمِي بِبَنِي سَالِمٍ، وَكَانَ يَحُولُ بَيْنِي وَبَيْنَهُمْ وَادٍ إِذَا جَاءَتِ الأَمْطَارُ فَيَشُقُّ عَلَىَّ اجْتِيَازُهُ قِبَلَ مَسْجِدِهِمْ، فَجِئْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ لَهُ إِنِّي أَنْكَرْتُ بَصَرِي، وَإِنَّ الْوَادِيَ الَّذِي بَيْنِي وَبَيْنَ قَوْمِي يَسِيلُ إِذَا جَاءَتِ الأَمْطَارُ فَيَشُقُّ عَلَىَّ اجْتِيَازُهُ، فَوَدِدْتُ أَنَّكَ تَأْتِي فَتُصَلِّي مِنْ بَيْتِي مَكَانًا أَتَّخِذُهُ مُصَلًّى‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ سَأَفْعَلُ ‏"‏‏.‏ فَغَدَا عَلَىَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَبُو بَكْرٍ ـ رضى الله عنه ـ بَعْدَ مَا اشْتَدَّ النَّهَارُ فَاسْتَأْذَنَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَذِنْتُ لَهُ فَلَمْ يَجْلِسْ حَتَّى قَالَ ‏"‏ أَيْنَ تُحِبُّ أَنْ أُصَلِّيَ مِنْ بَيْتِكَ ‏"‏‏.‏ فَأَشَرْتُ لَهُ إِلَى الْمَكَانِ الَّذِي أُحِبُّ أَنْ أُصَلِّيَ فِيهِ، فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَكَبَّرَ وَصَفَفْنَا وَرَاءَهُ، فَصَلَّى رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ سَلَّمَ وَسَلَّمْنَا حِينَ سَلَّمَ، فَحَبَسْتُهُ عَلَى خَزِيرٍ يُصْنَعُ لَهُ فَسَمِعَ أَهْلُ الدَّارِ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي بَيْتِي فَثَابَ رِجَالٌ مِنْهُمْ حَتَّى كَثُرَ الرِّجَالُ فِي الْبَيْتِ‏.‏ فَقَالَ رَجُلٌ مِنْهُمْ مَا فَعَلَ مَالِكٌ لاَ أَرَاهُ‏.‏ فَقَالَ رَجُلٌ مِنْهُمْ ذَاكَ مُنَافِقٌ لاَ يُحِبُّ اللَّهَ وَرَسُولَهُ‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ لاَ تَقُلْ ذَاكَ أَلاَ تَرَاهُ قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ‏.‏ يَبْتَغِي بِذَلِكَ وَجْهَ اللَّهِ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ‏.‏ أَمَّا نَحْنُ فَوَاللَّهِ لاَ نَرَى وُدَّهُ وَلاَ حَدِيثَهُ إِلاَّ إِلَى الْمُنَافِقِينَ‏.‏ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ فَإِنَّ اللَّهَ قَدْ حَرَّمَ عَلَى النَّارِ مَنْ قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ‏.‏ يَبْتَغِي بِذَلِكَ وَجْهَ اللَّهِ ‏"‏‏.‏ قَالَ مَحْمُودٌ فَحَدَّثْتُهَا قَوْمًا فِيهِمْ أَبُو أَيُّوبَ صَاحِبُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي غَزْوَتِهِ الَّتِي تُوُفِّيَ فِيهَا وَيَزِيدُ بْنُ مُعَاوِيَةَ عَلَيْهِمْ بِأَرْضِ الرُّومِ، فَأَنْكَرَهَا عَلَىَّ أَبُو أَيُّوبَ قَالَ وَاللَّهِ مَا أَظُنُّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ مَا قُلْتَ قَطُّ‏.‏ فَكَبُرَ ذَلِكَ عَلَىَّ فَجَعَلْتُ لِلَّهِ عَلَىَّ إِنْ سَلَّمَنِي حَتَّى أَقْفُلَ مِنْ غَزْوَتِي أَنْ أَسْأَلَ عَنْهَا عِتْبَانَ بْنَ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ إِنْ وَجَدْتُهُ حَيًّا فِي مَسْجِدِ قَوْمِهِ، فَقَفَلْتُ فَأَهْلَلْتُ بِحَجَّةٍ أَوْ بِعُمْرَةٍ، ثُمَّ سِرْتُ حَتَّى قَدِمْتُ الْمَدِينَةَ فَأَتَيْتُ بَنِي سَالِمٍ، فَإِذَا عِتْبَانُ شَيْخٌ أَعْمَى يُصَلِّي لِقَوْمِهِ فَلَمَّا سَلَّمَ مِنَ الصَّلاَةِ سَلَّمْتُ عَلَيْهِ وَأَخْبَرْتُهُ مَنْ أَنَا، ثُمَّ سَأَلْتُهُ عَنْ ذَلِكَ الْحَدِيثِ فَحَدَّثَنِيهِ كَمَا حَدَّثَنِيهِ أَوَّلَ مَرَّةٍ‏.‏
Rapporté ‌par ‌Mahmud ‌bin ​Ar-rabi' Al-Ansari : Il se souvenait du Messager d’Allah (ﷺ) et aussi d’une gorgée d’eau qu’il lui avait jetée au visage, prise d’un puits qui était dans leur maison. Mahmud a dit qu’il avait entendu `Itban bin Malik, qui avait participé à la bataille de Badr avec le Messager d’Allah (ﷺ), dire : « Je dirigeais la prière pour mon peuple à Bani Salim, et il y avait une vallée entre eux et moi. Quand il pleuvait, il était difficile pour moi de la traverser pour aller à leur mosquée. Je suis donc allé voir le Messager d’Allah (ﷺ) et je lui ai dit : ‘J’ai une mauvaise vue et la vallée entre mon peuple et moi déborde pendant la saison des pluies, ce qui rend la traversée difficile ; j’aimerais que tu viennes prier chez moi à un endroit précis afin que je puisse le prendre comme lieu de prière.’ Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Je le ferai.’ Le lendemain matin, après que le soleil soit bien levé, le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr sont venus chez moi. Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a demandé la permission d’entrer et je l’ai fait entrer. Il ne s’est pas assis avant de demander : ‘Où veux-tu que nous fassions la prière chez toi ?’ J’ai montré l’endroit où je voulais qu’il prie. Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors levé pour la prière, a commencé avec le Takbir, et nous nous sommes alignés derrière lui ; il a fait deux unités de prière, a terminé avec le Taslim, et nous avons fait le Taslim avec lui. Je l’ai retenu pour un repas appelé ‘Khazir’ que j’avais préparé pour lui (le ‘Khazir’ est un plat spécial à base de farine d’orge et de bouillon de viande). Quand les voisins ont appris que le Messager d’Allah (ﷺ) était chez moi, ils sont venus si nombreux qu’il y avait beaucoup d’hommes dans la maison. L’un d’eux a dit : ‘Qu’arrive-t-il à Malik ? Je ne le vois pas.’ Un autre a répondu : ‘C’est un hypocrite, il n’aime pas Allah ni Son Messager.’ À cela, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Ne dites pas cela. N’avez-vous pas vu qu’il a dit : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah, uniquement pour Allah” ?’ L’homme a répondu : ‘Allah et Son Messager savent mieux ; mais par Allah, nous ne l’avons jamais vu qu’aider et parler avec les hypocrites.’ Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : ‘Il n’y a aucun doute, celui qui dit : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah” et qui le fait pour plaire à Allah, alors Allah le sauvera de l’Enfer.’ » Mahmud a ajouté : « J’ai raconté ce récit à certaines personnes, dont Abu Aiyub, le compagnon du Messager d’Allah (ﷺ) dans la bataille où il (Abu Aiyub) est mort et où Yazid bin Mu’awiya était leur chef en territoire romain. Abu Aiyub a rejeté ce récit et a dit : ‘Je doute que le Messager d’Allah (ﷺ) ait jamais dit ce que tu viens de dire.’ Cela m’a beaucoup affecté, et j’ai fait le vœu devant Allah que si je survivais à cette bataille, j’irais (à Médine) demander à `Itban bin Malik s’il vivait encore dans la mosquée de son peuple. Quand il est revenu, j’ai pris l’ihram pour le Hajj ou la ‘Umra, puis je suis parti jusqu’à Médine. Je suis allé à Bani Salim et `Itban bin Malik, qui était alors un vieil homme aveugle, dirigeait toujours la prière pour son peuple. Quand il a fini la prière, je l’ai salué, je me suis présenté et je lui ai demandé au sujet de ce récit. Il l’a raconté de la même façon que la première fois. »
Mahmoud ben al-Rabi' al-Ansari (RA) Sahih Al-Boukhari #1185 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 8
Mahmoud ben al-Rabi' al-Ansari (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي ‌إِسْحَاقُ، ‌حَدَّثَنَا ​يَعْقُوبُ ‌بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا أَبِي، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي مَحْمُودُ بْنُ الرَّبِيعِ الأَنْصَارِيُّ، أَنَّهُ عَقَلَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَعَقَلَ مَجَّةً مَجَّهَا فِي وَجْهِهِ مِنْ بِئْرٍ كَانَتْ فِي دَارِهِمْ‏.‏ فَزَعَمَ مَحْمُودٌ أَنَّهُ سَمِعَ عِتْبَانَ بْنَ مَالِكٍ الأَنْصَارِيّ َ ـ رضى الله عنه ـ وَكَانَ مِمَّنْ شَهِدَ بَدْرًا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ كُنْتُ أُصَلِّي لِقَوْمِي بِبَنِي سَالِمٍ، وَكَانَ يَحُولُ بَيْنِي وَبَيْنَهُمْ وَادٍ إِذَا جَاءَتِ الأَمْطَارُ فَيَشُقُّ عَلَىَّ اجْتِيَازُهُ قِبَلَ مَسْجِدِهِمْ، فَجِئْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ لَهُ إِنِّي أَنْكَرْتُ بَصَرِي، وَإِنَّ الْوَادِيَ الَّذِي بَيْنِي وَبَيْنَ قَوْمِي يَسِيلُ إِذَا جَاءَتِ الأَمْطَارُ فَيَشُقُّ عَلَىَّ اجْتِيَازُهُ، فَوَدِدْتُ أَنَّكَ تَأْتِي فَتُصَلِّي مِنْ بَيْتِي مَكَانًا أَتَّخِذُهُ مُصَلًّى‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ سَأَفْعَلُ ‏"‏‏.‏ فَغَدَا عَلَىَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَبُو بَكْرٍ ـ رضى الله عنه ـ بَعْدَ مَا اشْتَدَّ النَّهَارُ فَاسْتَأْذَنَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَذِنْتُ لَهُ فَلَمْ يَجْلِسْ حَتَّى قَالَ ‏"‏ أَيْنَ تُحِبُّ أَنْ أُصَلِّيَ مِنْ بَيْتِكَ ‏"‏‏.‏ فَأَشَرْتُ لَهُ إِلَى الْمَكَانِ الَّذِي أُحِبُّ أَنْ أُصَلِّيَ فِيهِ، فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَكَبَّرَ وَصَفَفْنَا وَرَاءَهُ، فَصَلَّى رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ سَلَّمَ وَسَلَّمْنَا حِينَ سَلَّمَ، فَحَبَسْتُهُ عَلَى خَزِيرٍ يُصْنَعُ لَهُ فَسَمِعَ أَهْلُ الدَّارِ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي بَيْتِي فَثَابَ رِجَالٌ مِنْهُمْ حَتَّى كَثُرَ الرِّجَالُ فِي الْبَيْتِ‏.‏ فَقَالَ رَجُلٌ مِنْهُمْ مَا فَعَلَ مَالِكٌ لاَ أَرَاهُ‏.‏ فَقَالَ رَجُلٌ مِنْهُمْ ذَاكَ مُنَافِقٌ لاَ يُحِبُّ اللَّهَ وَرَسُولَهُ‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ لاَ تَقُلْ ذَاكَ أَلاَ تَرَاهُ قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ‏.‏ يَبْتَغِي بِذَلِكَ وَجْهَ اللَّهِ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ‏.‏ أَمَّا نَحْنُ فَوَاللَّهِ لاَ نَرَى وُدَّهُ وَلاَ حَدِيثَهُ إِلاَّ إِلَى الْمُنَافِقِينَ‏.‏ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ فَإِنَّ اللَّهَ قَدْ حَرَّمَ عَلَى النَّارِ مَنْ قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ‏.‏ يَبْتَغِي بِذَلِكَ وَجْهَ اللَّهِ ‏"‏‏.‏ قَالَ مَحْمُودٌ فَحَدَّثْتُهَا قَوْمًا فِيهِمْ أَبُو أَيُّوبَ صَاحِبُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي غَزْوَتِهِ الَّتِي تُوُفِّيَ فِيهَا وَيَزِيدُ بْنُ مُعَاوِيَةَ عَلَيْهِمْ بِأَرْضِ الرُّومِ، فَأَنْكَرَهَا عَلَىَّ أَبُو أَيُّوبَ قَالَ وَاللَّهِ مَا أَظُنُّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ مَا قُلْتَ قَطُّ‏.‏ فَكَبُرَ ذَلِكَ عَلَىَّ فَجَعَلْتُ لِلَّهِ عَلَىَّ إِنْ سَلَّمَنِي حَتَّى أَقْفُلَ مِنْ غَزْوَتِي أَنْ أَسْأَلَ عَنْهَا عِتْبَانَ بْنَ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ إِنْ وَجَدْتُهُ حَيًّا فِي مَسْجِدِ قَوْمِهِ، فَقَفَلْتُ فَأَهْلَلْتُ بِحَجَّةٍ أَوْ بِعُمْرَةٍ، ثُمَّ سِرْتُ حَتَّى قَدِمْتُ الْمَدِينَةَ فَأَتَيْتُ بَنِي سَالِمٍ، فَإِذَا عِتْبَانُ شَيْخٌ أَعْمَى يُصَلِّي لِقَوْمِهِ فَلَمَّا سَلَّمَ مِنَ الصَّلاَةِ سَلَّمْتُ عَلَيْهِ وَأَخْبَرْتُهُ مَنْ أَنَا، ثُمَّ سَأَلْتُهُ عَنْ ذَلِكَ الْحَدِيثِ فَحَدَّثَنِيهِ كَمَا حَدَّثَنِيهِ أَوَّلَ مَرَّةٍ‏.‏
Rapporté ‌par ‌Mahmud ​bin ‌Ar-rabi' Al-Ansari : Il se souvenait du Messager d’Allah (ﷺ) et aussi d’une gorgée d’eau qu’il lui avait jetée au visage, prise d’un puits qui était dans leur maison. Mahmud a dit qu’il avait entendu `Itban bin Malik, qui avait participé à la bataille de Badr avec le Messager d’Allah (ﷺ), dire : « Je dirigeais la prière pour mon peuple à Bani Salim, et il y avait une vallée entre eux et moi. Quand il pleuvait, il était difficile pour moi de la traverser pour aller à leur mosquée. Je suis donc allé voir le Messager d’Allah (ﷺ) et je lui ai dit : ‘J’ai une mauvaise vue et la vallée entre mon peuple et moi déborde pendant la saison des pluies, ce qui rend la traversée difficile ; j’aimerais que tu viennes prier chez moi à un endroit précis afin que je puisse le prendre comme lieu de prière.’ Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Je le ferai.’ Le lendemain matin, après que le soleil soit bien levé, le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr sont venus chez moi. Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a demandé la permission d’entrer et je l’ai fait entrer. Il ne s’est pas assis avant de demander : ‘Où veux-tu que nous fassions la prière chez toi ?’ J’ai montré l’endroit où je voulais qu’il prie. Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors levé pour la prière, a commencé avec le Takbir, et nous nous sommes alignés derrière lui ; il a fait deux unités de prière, a terminé avec le Taslim, et nous avons fait le Taslim avec lui. Je l’ai retenu pour un repas appelé ‘Khazir’ que j’avais préparé pour lui (le ‘Khazir’ est un plat spécial à base de farine d’orge et de bouillon de viande). Quand les voisins ont appris que le Messager d’Allah (ﷺ) était chez moi, ils sont venus si nombreux qu’il y avait beaucoup d’hommes dans la maison. L’un d’eux a dit : ‘Qu’arrive-t-il à Malik ? Je ne le vois pas.’ Un autre a répondu : ‘C’est un hypocrite, il n’aime pas Allah ni Son Messager.’ À cela, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Ne dites pas cela. N’avez-vous pas vu qu’il a dit : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah, uniquement pour Allah” ?’ L’homme a répondu : ‘Allah et Son Messager savent mieux ; mais par Allah, nous ne l’avons jamais vu qu’aider et parler avec les hypocrites.’ Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : ‘Il n’y a aucun doute, celui qui dit : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah” et qui le fait pour plaire à Allah, alors Allah le sauvera de l’Enfer.’ » Mahmud a ajouté : « J’ai raconté ce récit à certaines personnes, dont Abu Aiyub, le compagnon du Messager d’Allah (ﷺ) dans la bataille où il (Abu Aiyub) est mort et où Yazid bin Mu’awiya était leur chef en territoire romain. Abu Aiyub a rejeté ce récit et a dit : ‘Je doute que le Messager d’Allah (ﷺ) ait jamais dit ce que tu viens de dire.’ Cela m’a beaucoup affecté, et j’ai fait le vœu devant Allah que si je survivais à cette bataille, j’irais (à Médine) demander à `Itban bin Malik s’il vivait encore dans la mosquée de son peuple. Quand il est revenu, j’ai pris l’ihram pour le Hajj ou la ‘Umra, puis je suis parti jusqu’à Médine. Je suis allé à Bani Salim et `Itban bin Malik, qui était alors un vieil homme aveugle, dirigeait toujours la prière pour son peuple. Quand il a fini la prière, je l’ai salué, je me suis présenté et je lui ai demandé au sujet de ce récit. Il l’a raconté de la même façon que la première fois. »
Mahmoud ben al-Rabi' al-Ansari (RA) Sahih Al-Boukhari #1186 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 9
Abou Wa'il (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​قُتَيْبَةُ، ‌حَدَّثَنَا ​جَرِيرٌ، ​عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ حُذَيْفَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ عُمَرُ ـ رضى الله عنه ـ أَيُّكُمْ يَحْفَظُ حَدِيثَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنِ الْفِتْنَةِ قَالَ قُلْتُ أَنَا أَحْفَظُهُ كَمَا قَالَ‏.‏ قَالَ إِنَّكَ عَلَيْهِ لَجَرِيءٌ فَكَيْفَ قَالَ قُلْتُ فِتْنَةُ الرَّجُلِ فِي أَهْلِهِ وَوَلَدِهِ وَجَارِهِ تُكَفِّرُهَا الصَّلاَةُ وَالصَّدَقَةُ وَالْمَعْرُوفُ‏.‏ قَالَ سُلَيْمَانُ قَدْ كَانَ يَقُولُ ‏ "‏ الصَّلاَةُ وَالصَّدَقَةُ، وَالأَمْرُ بِالْمَعْرُوفِ وَالنَّهْىُ عَنِ الْمُنْكَرِ ‏"‏‏.‏ قَالَ لَيْسَ هَذِهِ أُرِيدُ، وَلَكِنِّي أُرِيدُ الَّتِي تَمُوجُ كَمَوْجِ الْبَحْرِ‏.‏ قَالَ قُلْتُ لَيْسَ عَلَيْكَ بِهَا يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ بَأْسٌ، بَيْنَكَ وَبَيْنَهَا باب مُغْلَقٌ‏.‏ قَالَ فَيُكْسَرُ الْبَابُ أَوْ يُفْتَحُ‏.‏ قَالَ قُلْتُ لاَ‏.‏ بَلْ يُكْسَرُ‏.‏ قَالَ فَإِنَّهُ إِذَا كُسِرَ لَمْ يُغْلَقْ أَبَدًا‏.‏ قَالَ قُلْتُ أَجَلْ‏.‏ فَهِبْنَا أَنْ نَسْأَلَهُ مَنِ الْبَابُ فَقُلْنَا لِمَسْرُوقٍ سَلْهُ‏.‏ قَالَ فَسَأَلَهُ‏.‏ فَقَالَ عُمَرُ ـ رضى الله عنه ـ‏.‏ قَالَ قُلْنَا فَعَلِمَ عُمَرُ مَنْ تَعْنِي قَالَ نَعَمْ، كَمَا أَنَّ دُونَ غَدٍ لَيْلَةً، وَذَلِكَ أَنِّي حَدَّثْتُهُ حَدِيثًا لَيْسَ بِالأَغَالِيطِ‏.‏
Rapporté ​par ‌Abu ​Wail ​: Hudhaifa a dit : « `Umar a demandé : ‘Qui parmi vous se souvient de la parole du Messager d’Allah (ﷺ) à propos des épreuves ?’ J’ai répondu : ‘Je m’en souviens comme le Prophète (ﷺ) l’a dite.’ `Umar a dit : ‘Tu es vraiment audacieux. Comment l’a-t-il dite ?’ J’ai répondu : ‘Les épreuves (les mauvaises actions) d’un homme envers sa femme, ses enfants et ses voisins sont effacées par la prière, l’aumône et le fait d’ordonner le bien.’ (Le sous-narrateur Sulaiman a ajouté qu’il a dit : ‘La prière, l’aumône, ordonner le bien et interdire le mal.’) `Umar a dit : ‘Je ne parlais pas de cela, mais de l’épreuve qui se répandra comme les vagues de la mer.’ J’ai dit : ‘Ô chef des croyants ! Tu n’as pas à en avoir peur car il y a une porte fermée entre toi et elle.’ Il a demandé : ‘La porte sera-t-elle brisée ou ouverte ?’ J’ai répondu : ‘Non, elle sera brisée.’ Il a dit : ‘Alors, si elle est brisée, elle ne sera jamais refermée ?’ J’ai répondu : ‘Oui.’ » Ensuite, nous avions peur de demander ce qu’était cette porte, alors nous avons demandé à Masruq de s’informer, et il a demandé à Hudhaifa. Hudhaifa a dit : « La porte, c’était `Umar. » Nous avons demandé à Hudhaifa si `Umar savait ce que cela voulait dire. Hudhaifa a répondu oui et a ajouté : « Il le savait aussi clairement que l’on sait qu’il y aura une nuit avant le matin. »
Abou Wa'il (RA) Sahih Al-Boukhari #1435 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 10
Abou Wail de Hudhaifa (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌عَلِيُّ ​بْنُ ​عَبْدِ ​اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا جَامِعٌ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ حُذَيْفَةَ، قَالَ قَالَ عُمَرُ ـ رضى الله عنه ـ مَنْ يَحْفَظُ حَدِيثًا عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي الْفِتْنَةِ قَالَ حُذَيْفَةُ أَنَا سَمِعْتُهُ يَقُولُ ‏ "‏ فِتْنَةُ الرَّجُلِ فِي أَهْلِهِ وَمَالِهِ وَجَارِهِ تُكَفِّرُهَا الصَّلاَةُ وَالصِّيَامُ وَالصَّدَقَةُ ‏"‏‏.‏ قَالَ لَيْسَ أَسْأَلُ عَنْ ذِهِ، إِنَّمَا أَسْأَلُ عَنِ الَّتِي تَمُوجُ كَمَا يَمُوجُ الْبَحْرُ‏.‏ قَالَ وَإِنَّ دُونَ ذَلِكَ بَابًا مُغْلَقًا‏.‏ قَالَ فَيُفْتَحُ أَوْ يُكْسَرُ قَالَ يُكْسَرُ‏.‏ قَالَ ذَاكَ أَجْدَرُ أَنْ لاَ يُغْلَقَ إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ‏.‏ فَقُلْنَا لِمَسْرُوقٍ سَلْهُ أَكَانَ عُمَرُ يَعْلَمُ مَنِ الْبَابُ فَسَأَلَهُ فَقَالَ نَعَمْ، كَمَا يَعْلَمُ أَنَّ دُونَ غَدٍ اللَّيْلَةَ‏.‏
Rapporté ‌par ​Abu ​Wail ​d’après Hudhaifa : `Umar a demandé aux gens : « Qui se souvient du récit du Prophète (ﷺ) à propos de l’épreuve ? » Hudhaifa a dit : « J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : ‘Les épreuves qu’une personne rencontre dans ses biens, sa famille et ses voisins sont effacées par ses prières, son jeûne et ses aumônes.’ » `Umar a dit : « Je ne parle pas de cela, mais des épreuves qui se répandront comme les vagues de la mer. » Hudhaifa a répondu : « Il y a une porte fermée devant ces épreuves. » `Umar a demandé : « Cette porte sera-t-elle ouverte ou brisée ? » Il a répondu : « Elle sera brisée. » `Umar a dit : « Alors, elle ne sera plus refermée jusqu’au Jour de la Résurrection. » Nous avons dit à Masruq : « Peux-tu demander à Hudhaifa si `Umar savait ce que représentait cette porte ? » Il lui a demandé et il a répondu : « Il le savait aussi sûrement qu’on sait qu’il fera nuit avant demain matin. »
Abou Wail de Hudhaifa (RA) Sahih Al-Boukhari #1895 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 11
Amr bin al-Sharid (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌الْمَكِّيُّ ‌بْنُ ​إِبْرَاهِيمَ، ‌أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَنِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ مَيْسَرَةَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ الشَّرِيدِ، قَالَ وَقَفْتُ عَلَى سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ، فَجَاءَ الْمِسْوَرُ بْنُ مَخْرَمَةَ فَوَضَعَ يَدَهُ عَلَى إِحْدَى مَنْكِبَىَّ إِذْ جَاءَ أَبُو رَافِعٍ مَوْلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا سَعْدُ ابْتَعْ مِنِّي بَيْتَىَّ فِي دَارِكَ‏.‏ فَقَالَ سَعْدٌ وَاللَّهِ مَا أَبْتَاعُهُمَا‏.‏ فَقَالَ الْمِسْوَرُ وَاللَّهِ لَتَبْتَاعَنَّهُمَا‏.‏ فَقَالَ سَعْدٌ وَاللَّهِ لاَ أَزِيدُكَ عَلَى أَرْبَعَةِ آلاَفٍ، مُنَجَّمَةٍ أَوْ مُقَطَّعَةٍ‏.‏ قَالَ أَبُو رَافِعٍ لَقَدْ أُعْطِيتُ بِهَا خَمْسَمِائَةِ دِينَارٍ، وَلَوْلاَ أَنِّي سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏ "‏ الْجَارُ أَحَقُّ بِسَقَبِهِ ‏"‏‏.‏ مَا أَعْطَيْتُكَهَا بِأَرْبَعَةِ آلاَفٍ، وَأَنَا أُعْطَى بِهَا خَمْسَمِائَةِ دِينَارٍ‏.‏ فَأَعْطَاهَا إِيَّاهُ‏.‏
Rapporté ‌par ‌`Amr ​bin ‌Ash-Sharid : Pendant que j’étais avec Sa`d bin Abi Waqqas, Al-Miswar bin Makhrama est venu et a posé sa main sur mon épaule. Pendant ce temps, Abu Rafi`, l’esclave affranchi du Prophète (ﷺ), est venu demander à Sa`d d’acheter chez lui les deux logements qui étaient dans sa maison. Sa`d a dit : « Par Allah, je ne les achèterai pas. » Al-Miswar a dit : « Par Allah, tu dois les acheter. » Sa`d a répondu : « Par Allah, je ne paierai pas plus de quatre mille (dirhams) en plusieurs fois. » Abu Rafi` a dit : « On m’a proposé cinq cents dinars (pour cela) et si je n’avais pas entendu le Prophète (ﷺ) dire : “Le voisin a plus de droit que quiconque à cause de sa proximité”, je ne te les aurais pas donnés pour quatre mille (dirhams) alors qu’on m’en propose cinq cents dinars (un dinar vaut dix dirhams). » Il les a donc vendus à Sa`d
Amr bin al-Sharid (RA) Sahih Al-Boukhari #2258 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 12
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌حَجَّاجٌ، ‌حَدَّثَنَا ​شُعْبَةُ، ​ح وَحَدَّثَنِي عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا شَبَابَةُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا أَبُو عِمْرَانَ، قَالَ سَمِعْتُ طَلْحَةَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّ لِي جَارَيْنِ، فَإِلَى أَيِّهِمَا أُهْدِي قَالَ ‏ "‏ إِلَى أَقْرَبِهِمَا مِنْكِ بَابًا ‏"‏‏.‏
Rapporté ‌par ‌Aisha ​: ​J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai deux voisins et j’aimerais savoir auquel des deux je dois offrir des cadeaux. » Il a répondu : « À celui dont la porte est la plus proche de toi. »
Aïcha (RA) Sahih Al-Boukhari #2259 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 13
Abdullah ibn Az-Zubayr (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌عَبْدُ ​اللَّهِ ​بْنُ ​يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْرِ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهُ حَدَّثَهُ أَنَّ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ خَاصَمَ الزُّبَيْرَ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي شِرَاجِ الْحَرَّةِ الَّتِي يَسْقُونَ بِهَا النَّخْلَ فَقَالَ الأَنْصَارِيُّ سَرِّحِ الْمَاءَ يَمُرُّ فَأَبَى عَلَيْهِ، فَاخْتَصَمَا عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِلزُّبَيْرِ ‏"‏ اسْقِ يَا زُبَيْرُ، ثُمَّ أَرْسِلِ الْمَاء إِلَى جَارِكَ ‏"‏‏.‏ فَغَضِبَ الأَنْصَارِيُّ، فَقَالَ أَنْ كَانَ ابْنَ عَمَّتِكَ‏.‏ فَتَلَوَّنَ وَجْهُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَالَ ‏"‏ اسْقِ يَا زُبَيْرُ، ثُمَّ احْبِسِ الْمَاءَ، حَتَّى يَرْجِعَ إِلَى الْجَدْرِ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ الزُّبَيْرُ وَاللَّهِ إِنِّي لأَحْسِبُ هَذِهِ الآيَةَ نَزَلَتْ فِي ذَلِكَ ‏{‏فَلاَ وَرَبِّكَ لاَ يُؤْمِنُونَ حَتَّى يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ‏}‏‏.‏
Rapporté ‌par ​`Abdullah ​bin ​Az-Zubair : Un homme des Ansar s’est disputé avec Az-Zubair devant le Prophète (ﷺ) à propos des canaux de Harra qui servaient à irriguer les palmiers-dattiers. L’homme des Ansar a dit à Az-Zubair : « Laisse passer l’eau », mais Az-Zubair a refusé. L’affaire a donc été portée devant le Prophète (ﷺ) qui a dit à Az-Zubair : « Ô Zubair ! Irrigue (ton terrain) puis laisse passer l’eau à ton voisin. » L’Ansari s’est alors énervé et a dit au Prophète : « Est-ce parce qu’il est le fils de ta tante ? » Le visage du Messager d’Allah (ﷺ) a alors changé de couleur (par colère) et il a dit : « Ô Zubair ! Irrigue (ton terrain) puis retiens l’eau jusqu’à ce qu’elle atteigne les murs entre les fosses autour des arbres. » Zubair a dit : « Par Allah, je pense que le verset suivant a été révélé à cette occasion : ‘Mais non, par ton Seigneur ! Ils n’auront pas la foi tant qu’ils ne t’auront pas pris comme juge dans tous leurs différends…’ »
Abdullah ibn Az-Zubayr (RA) Sahih Al-Boukhari #2359 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 14
Abdullah ibn Az-Zubayr (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​عَبْدُ ‌اللَّهِ ‌بْنُ ‌يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْرِ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهُ حَدَّثَهُ أَنَّ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ خَاصَمَ الزُّبَيْرَ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي شِرَاجِ الْحَرَّةِ الَّتِي يَسْقُونَ بِهَا النَّخْلَ فَقَالَ الأَنْصَارِيُّ سَرِّحِ الْمَاءَ يَمُرُّ فَأَبَى عَلَيْهِ، فَاخْتَصَمَا عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِلزُّبَيْرِ ‏"‏ اسْقِ يَا زُبَيْرُ، ثُمَّ أَرْسِلِ الْمَاء إِلَى جَارِكَ ‏"‏‏.‏ فَغَضِبَ الأَنْصَارِيُّ، فَقَالَ أَنْ كَانَ ابْنَ عَمَّتِكَ‏.‏ فَتَلَوَّنَ وَجْهُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَالَ ‏"‏ اسْقِ يَا زُبَيْرُ، ثُمَّ احْبِسِ الْمَاءَ، حَتَّى يَرْجِعَ إِلَى الْجَدْرِ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ الزُّبَيْرُ وَاللَّهِ إِنِّي لأَحْسِبُ هَذِهِ الآيَةَ نَزَلَتْ فِي ذَلِكَ ‏{‏فَلاَ وَرَبِّكَ لاَ يُؤْمِنُونَ حَتَّى يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ‏}‏‏.‏
Rapporté ​par ‌`Abdullah ‌bin ‌Az-Zubair : Un homme des Ansar s’est disputé avec Az-Zubair devant le Prophète (ﷺ) à propos des canaux de Harra qui servaient à irriguer les palmiers-dattiers. L’homme des Ansar a dit à Az-Zubair : « Laisse passer l’eau », mais Az-Zubair a refusé. L’affaire a donc été portée devant le Prophète (ﷺ) qui a dit à Az-Zubair : « Ô Zubair ! Irrigue (ton terrain) puis laisse passer l’eau à ton voisin. » L’Ansari s’est alors énervé et a dit au Prophète : « Est-ce parce qu’il est le fils de ta tante ? » Le visage du Messager d’Allah (ﷺ) a alors changé de couleur (par colère) et il a dit : « Ô Zubair ! Irrigue (ton terrain) puis retiens l’eau jusqu’à ce qu’elle atteigne les murs entre les fosses autour des arbres. » Zubair a dit : « Par Allah, je pense que le verset suivant a été révélé à cette occasion : ‘Mais non, par ton Seigneur ! Ils n’auront pas la foi tant qu’ils ne t’auront pas pris comme juge dans tous leurs différends…’ »
Abdullah ibn Az-Zubayr (RA) Sahih Al-Boukhari #2360 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 15
Urwa bin al-Zubair (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​مُحَمَّدٌ، ‌أَخْبَرَنَا ​مَخْلَدٌ، ‌قَالَ أَخْبَرَنِي ابْنُ جُرَيْجٍ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، أَنَّهُ حَدَّثَهُ أَنَّ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ خَاصَمَ الزُّبَيْرَ فِي شِرَاجٍ مِنَ الْحَرَّةِ يَسْقِي بِهَا النَّخْلَ‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ اسْقِ يَا زُبَيْرُ ـ فَأَمَرَهُ بِالْمَعْرُوفِ ـ ثُمَّ أَرْسِلْ إِلَى جَارِكَ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ الأَنْصَارِيُّ أَنْ كَانَ ابْنَ عَمَّتِكَ‏.‏ فَتَلَوَّنَ وَجْهُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَالَ ‏"‏ اسْقِ ثُمَّ احْبِسْ حَتَّى يَرْجِعَ الْمَاءُ إِلَى الْجَدْرِ ‏"‏‏.‏ وَاسْتَوْعَى لَهُ حَقَّهُ‏.‏ فَقَالَ الزُّبَيْرُ وَاللَّهِ إِنَّ هَذِهِ الآيَةَ أُنْزِلَتْ فِي ذَلِكَ ‏{‏َلاَ وَرَبِّكِ لاَ يُؤْمِنُونَ حَتَّى يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ‏}‏‏.‏ قَالَ لِي ابْنُ شِهَابٍ فَقَدَّرَتِ الأَنْصَارُ وَالنَّاسُ قَوْلَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ اسْقِ ثُمَّ احْبِسْ حَتَّى يَرْجِعَ إِلَى الْجَدْرِ ‏"‏‏.‏ وَكَانَ ذَلِكَ إِلَى الْكَعْبَيْنِ‏.‏
Rapporté ​par ‌`Urwa ​bin ‌Az-Zubair : Un homme des Ansar s’est disputé avec Az-Zubair à propos d’un canal dans la Harra qui servait à irriguer les palmiers-dattiers. Le Messager d’Allah (ﷺ), en demandant à Zubair d’être juste, a dit : « Ô Zubair ! Irrigue (ton terrain) d’abord, puis laisse l’eau à ton voisin. » L’Ansari a dit : « Est-ce parce qu’il est le fils de ta tante ? » Le visage du Messager d’Allah (ﷺ) a alors changé de couleur et il a dit : « Ô Zubair ! Irrigue (ton terrain) et retiens l’eau jusqu’à ce qu’elle atteigne les murs entre les fosses autour des arbres. » Ainsi, le Messager d’Allah (ﷺ) a donné à Zubair son droit complet. Zubair a dit : « Par Allah, le verset suivant a été révélé à ce sujet : ‘Mais non, par ton Seigneur ! Ils n’auront pas la foi tant qu’ils ne t’auront pas pris comme juge dans tous leurs différends.’ (4.65) » (Le sous-narrateur), Ibn Shihab a dit à Juraij (un autre sous-narrateur) : « Les Ansar et les autres ont compris que la parole du Prophète, ‘Irrigue (ton terrain) et retiens l’eau jusqu’à ce qu’elle atteigne les murs entre les fosses autour des arbres’, voulait dire jusqu’aux chevilles. »
Urwa bin al-Zubair (RA) Sahih Al-Boukhari #2362 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 16
Al-Araj
Sahih
حَدَّثَنَا ​عَبْدُ ​اللَّهِ ​بْنُ ​مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، رضى الله عنه أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ لاَ يَمْنَعُ جَارٌ جَارَهُ أَنْ يَغْرِزَ خَشَبَهُ فِي جِدَارِهِ ‏"‏‏.‏ ثُمَّ يَقُولُ أَبُو هُرَيْرَةَ مَا لِي أَرَاكُمْ عَنْهَا مُعْرِضِينَ وَاللَّهِ لأَرْمِيَنَّ بِهَا بَيْنَ أَكْتَافِكُمْ‏.‏
Rapporté ​par ​Al-Araj ​: ​Abu Huraira a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Personne ne doit empêcher son voisin de planter une cheville en bois dans son mur. » Abu Huraira a dit (à ses compagnons) : « Pourquoi êtes-vous réticents à cela ? Par Allah, je vais vous le raconter. »
Al-Araj Sahih Al-Boukhari #2463 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 17
Ibn Abbas (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌يَحْيَى ​بْنُ ‌بُكَيْرٍ، ‌حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي ثَوْرٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ لَمْ أَزَلْ حَرِيصًا عَلَى أَنْ أَسْأَلَ عُمَرَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ الْمَرْأَتَيْنِ مِنْ أَزْوَاجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم اللَّتَيْنِ قَالَ اللَّهُ لَهُمَا ‏{‏إِنْ تَتُوبَا إِلَى اللَّهِ فَقَدْ صَغَتْ قُلُوبُكُمَا‏}‏ فَحَجَجْتُ مَعَهُ فَعَدَلَ وَعَدَلْتُ مَعَهُ بِالإِدَاوَةِ، فَتَبَرَّزَ حَتَّى جَاءَ، فَسَكَبْتُ عَلَى يَدَيْهِ مِنَ الإِدَاوَةِ، فَتَوَضَّأَ فَقُلْتُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ مَنِ الْمَرْأَتَانِ مِنْ أَزْوَاجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم اللَّتَانِ قَالَ لَهُمَا ‏{‏إِنْ تَتُوبَا إِلَى اللَّهِ‏}‏ فَقَالَ وَاعَجَبِي لَكَ يَا ابْنَ عَبَّاسٍ عَائِشَةُ وَحَفْصَةُ، ثُمَّ اسْتَقْبَلَ عُمَرُ الْحَدِيثَ يَسُوقُهُ، فَقَالَ إِنِّي كُنْتُ وَجَارٌ لِي مِنَ الأَنْصَارِ فِي بَنِي أُمَيَّةَ بْنِ زَيْدٍ، وَهْىَ مِنْ عَوَالِي الْمَدِينَةِ، وَكُنَّا نَتَنَاوَبُ النُّزُولَ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَيَنْزِلُ يَوْمًا وَأَنْزِلُ يَوْمًا، فَإِذَا نَزَلْتُ جِئْتُهُ مِنْ خَبَرِ ذَلِكَ الْيَوْمِ مِنَ الأَمْرِ وَغَيْرِهِ، وَإِذَا نَزَلَ فَعَلَ مِثْلَهُ، وَكُنَّا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ نَغْلِبُ النِّسَاءَ، فَلَمَّا قَدِمْنَا عَلَى الأَنْصَارِ إِذَا هُمْ قَوْمٌ تَغْلِبُهُمْ نِسَاؤُهُمْ، فَطَفِقَ نِسَاؤُنَا يَأْخُذْنَ مِنْ أَدَبِ نِسَاءِ الأَنْصَارِ، فَصِحْتُ عَلَى امْرَأَتِي، فَرَاجَعَتْنِي، فَأَنْكَرْتُ أَنْ تُرَاجِعَنِي، فَقَالَتْ وَلِمَ تُنْكِرُ أَنْ أُرَاجِعَكَ فَوَاللَّهِ إِنَّ أَزْوَاجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لَيُرَاجِعْنَهُ، وَإِنَّ إِحْدَاهُنَّ لَتَهْجُرُهُ الْيَوْمَ حَتَّى اللَّيْلِ‏.‏ فَأَفْزَعَنِي، فَقُلْتُ خَابَتْ مَنْ فَعَلَ مِنْهُنَّ بِعَظِيمٍ‏.‏ ثُمَّ جَمَعْتُ عَلَىَّ ثِيَابِي، فَدَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ فَقُلْتُ أَىْ حَفْصَةُ، أَتُغَاضِبُ إِحْدَاكُنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْيَوْمَ حَتَّى اللَّيْلِ فَقَالَتْ نَعَمْ‏.‏ فَقُلْتُ خَابَتْ وَخَسِرَتْ، أَفَتَأْمَنُ أَنْ يَغْضَبَ اللَّهُ لِغَضَبِ رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم فَتَهْلِكِينَ لاَ تَسْتَكْثِرِي عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَلاَ تُرَاجِعِيهِ فِي شَىْءٍ وَلاَ تَهْجُرِيهِ، وَاسْأَلِينِي مَا بَدَا لَكِ، وَلاَ يَغُرَّنَّكِ أَنْ كَانَتْ جَارَتُكِ هِيَ أَوْضَأَ مِنْكِ وَأَحَبَّ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ـ يُرِيدُ عَائِشَةَ ـ وَكُنَّا تَحَدَّثْنَا أَنَّ غَسَّانَ تُنْعِلُ النِّعَالَ لِغَزْوِنَا، فَنَزَلَ صَاحِبِي يَوْمَ نَوْبَتِهِ فَرَجَعَ عِشَاءً، فَضَرَبَ بَابِي ضَرْبًا شَدِيدًا، وَقَالَ أَنَائِمٌ هُوَ فَفَزِعْتُ فَخَرَجْتُ إِلَيْهِ‏.‏ وَقَالَ حَدَثَ أَمْرٌ عَظِيمٌ‏.‏ قُلْتُ مَا هُوَ أَجَاءَتْ غَسَّانُ قَالَ لاَ، بَلْ أَعْظَمُ مِنْهُ وَأَطْوَلُ، طَلَّقَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نِسَاءَهُ‏.‏ قَالَ قَدْ خَابَتْ حَفْصَةُ وَخَسِرَتْ، كُنْتُ أَظُنُّ أَنَّ هَذَا يُوشِكُ أَنْ يَكُونَ، فَجَمَعْتُ عَلَىَّ ثِيَابِي، فَصَلَّيْتُ صَلاَةَ الْفَجْرِ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَدَخَلَ مَشْرُبَةً لَهُ فَاعْتَزَلَ فِيهَا، فَدَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ، فَإِذَا هِيَ تَبْكِي‏.‏ قُلْتُ مَا يُبْكِيكِ أَوَلَمْ أَكُنْ حَذَّرْتُكِ أَطَلَّقَكُنَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ لاَ أَدْرِي هُوَ ذَا فِي الْمَشْرُبَةِ‏.‏ فَخَرَجْتُ، فَجِئْتُ الْمِنْبَرَ، فَإِذَا حَوْلَهُ رَهْطٌ يَبْكِي بَعْضُهُمْ، فَجَلَسْتُ مَعَهُمْ قَلِيلاً ثُمَّ غَلَبَنِي مَا أَجِدُ، فَجِئْتُ الْمَشْرُبَةَ الَّتِي هُوَ فِيهَا فَقُلْتُ لِغُلاَمٍ لَهُ أَسْوَدَ اسْتَأْذِنْ لِعُمَرَ‏.‏ فَدَخَلَ، فَكَلَّمَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ خَرَجَ، فَقَالَ ذَكَرْتُكَ لَهُ، فَصَمَتَ، فَانْصَرَفْتُ حَتَّى جَلَسْتُ مَعَ الرَّهْطِ الَّذِينَ عِنْدَ الْمِنْبَرِ، ثُمَّ غَلَبَنِي مَا أَجِدُ فَجِئْتُ، فَذَكَرَ مِثْلَهُ، فَجَلَسْتُ مَعَ الرَّهْطِ الَّذِينَ عِنْدَ الْمِنْبَرِ، ثُمَّ غَلَبَنِي مَا أَجِدُ فَجِئْتُ الْغُلاَمَ‏.‏ فَقُلْتُ اسْتَأْذِنْ لِعُمَرَ‏.‏ فَذَكَرَ مِثْلَهُ، فَلَمَّا وَلَّيْتُ مُنْصَرِفًا، فَإِذَا الْغُلاَمُ يَدْعُونِي قَالَ أَذِنَ لَكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ فَدَخَلْتُ عَلَيْهِ، فَإِذَا هُوَ مُضْطَجِعٌ عَلَى رِمَالِ حَصِيرٍ لَيْسَ بَيْنَهُ وَبَيْنَهُ فِرَاشٌ، قَدْ أَثَّرَ الرِّمَالُ بِجَنْبِهِ، مُتَّكِئٌ عَلَى وِسَادَةٍ مِنْ أَدَمٍ حَشْوُهَا لِيفٌ، فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ، ثُمَّ قُلْتُ وَأَنَا قَائِمٌ طَلَّقْتَ نِسَاءَكَ فَرَفَعَ بَصَرَهُ إِلَىَّ، فَقَالَ ‏"‏ لاَ ‏"‏‏.‏ ثُمَّ قُلْتُ ـ وَأَنَا قَائِمٌ أَسْتَأْنِسُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، لَوْ رَأَيْتَنِي، وَكُنَّا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ نَغْلِبُ النِّسَاءَ، فَلَمَّا قَدِمْنَا عَلَى قَوْمٍ تَغْلِبُهُمْ نِسَاؤُهُمْ، فَذَكَرَهُ، فَتَبَسَّمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم، ثُمَّ قُلْتُ لَوْ رَأَيْتَنِي، وَدَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ، فَقُلْتُ لاَ يَغُرَّنَّكِ أَنْ كَانَتْ جَارَتُكِ هِيَ أَوْضَأَ مِنْكِ وَأَحَبَّ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ـ يُرِيدُ عَائِشَةَ ـ فَتَبَسَّمَ أُخْرَى، فَجَلَسْتُ حِينَ رَأَيْتُهُ تَبَسَّمَ، ثُمَّ رَفَعْتُ بَصَرِي فِي بَيْتِهِ، فَوَاللَّهِ مَا رَأَيْتُ فِيهِ شَيْئًا يَرُدُّ الْبَصَرَ غَيْرَ أَهَبَةٍ ثَلاَثَةٍ‏.‏ فَقُلْتُ ادْعُ اللَّهَ فَلْيُوَسِّعْ عَلَى أُمَّتِكَ، فَإِنَّ فَارِسَ وَالرُّومَ وُسِّعَ عَلَيْهِمْ وَأُعْطُوا الدُّنْيَا، وَهُمْ لاَ يَعْبُدُونَ اللَّهَ، وَكَانَ مُتَّكِئًا‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ أَوَفِي شَكٍّ أَنْتَ يَا ابْنَ الْخَطَّابِ أُولَئِكَ قَوْمٌ عُجِّلَتْ لَهُمْ طَيِّبَاتُهُمْ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا ‏"‏‏.‏ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ اسْتَغْفِرْ لِي‏.‏ فَاعْتَزَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مِنْ أَجْلِ ذَلِكَ الْحَدِيثِ حِينَ أَفْشَتْهُ حَفْصَةُ إِلَى عَائِشَةَ، وَكَانَ قَدْ قَالَ ‏"‏ مَا أَنَا بِدَاخِلٍ عَلَيْهِنَّ شَهْرًا ‏"‏‏.‏ مِنْ شِدَّةِ مَوْجَدَتِهِ عَلَيْهِنَّ حِينَ عَاتَبَهُ اللَّهُ‏.‏ فَلَمَّا مَضَتْ تِسْعٌ وَعِشْرُونَ دَخَلَ عَلَى عَائِشَةَ فَبَدَأَ بِهَا، فَقَالَتْ لَهُ عَائِشَةُ إِنَّكَ أَقْسَمْتَ أَنْ لاَ تَدْخُلَ عَلَيْنَا شَهْرًا، وَإِنَّا أَصْبَحْنَا لِتِسْعٍ وَعِشْرِينَ لَيْلَةً، أَعُدُّهَا عَدًّا‏.‏ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ الشَّهْرُ تِسْعٌ وَعِشْرُونَ ‏"‏‏.‏ وَكَانَ ذَلِكَ الشَّهْرُ تِسْعٌ وَعِشْرُونَ‏.‏ قَالَتْ عَائِشَةُ فَأُنْزِلَتْ آيَةُ التَّخْيِيرِ فَبَدَأَ بِي أَوَّلَ امْرَأَةٍ، فَقَالَ ‏"‏ إِنِّي ذَاكِرٌ لَكِ أَمْرًا، وَلاَ عَلَيْكِ أَنْ لاَ تَعْجَلِي حَتَّى تَسْتَأْمِرِي أَبَوَيْكِ ‏"‏‏.‏ قَالَتْ قَدْ أَعْلَمُ أَنَّ أَبَوَىَّ لَمْ يَكُونَا يَأْمُرَانِي بِفِرَاقِكَ‏.‏ ثُمَّ قَالَ ‏"‏ إِنَّ اللَّهَ قَالَ ‏{‏يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ قُلْ لأَزْوَاجِكَ‏}‏ إِلَى قَوْلِهِ ‏{‏ عَظِيمًا‏}‏ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ أَفِي هَذَا أَسْتَأْمِرُ أَبَوَىَّ فَإِنِّي أُرِيدُ اللَّهَ وَرَسُولَهُ وَالدَّارَ الآخِرَةَ‏.‏ ثُمَّ خَيَّرَ نِسَاءَهُ، فَقُلْنَ مِثْلَ مَا قَالَتْ عَائِشَةُ‏.‏
Rapporté ‌par ​`Abdullah ‌bin ‌`Abbas : J’avais très envie d’interroger `Umar au sujet des deux femmes parmi les épouses du Prophète (ﷺ) à propos desquelles Allah a dit dans le Coran : « Si vous deux (épouses du Prophète, à savoir Aisha et Hafsa) revenez à Allah en repentir, vos cœurs se sont inclinés (à l’opposé de ce que le Prophète (ﷺ) aime) » (66:4). J’ai donc fait le Hajj avec `Umar et, sur le chemin du retour, il s’est écarté pour faire ses besoins et je l’ai suivi avec un récipient d’eau. Après qu’il ait terminé, je lui ai versé de l’eau sur les mains pour qu’il fasse ses ablutions. Je lui ai dit : « Ô chef des croyants ! Qui sont les deux femmes parmi les épouses du Prophète (ﷺ) à qui Allah a dit : “Si vous deux revenez en repentir” (66:4) ? » Il a répondu : « Je suis étonné de ta question, ô Ibn `Abbas. Il s’agissait de Aisha et Hafsa. » Puis `Umar a continué son récit : « Moi et un voisin ansar du clan Bani Umaiya bin Zaid, qui vivait à `Awali Al-Medina, nous rendions visite au Prophète (ﷺ) à tour de rôle. J’y allais un jour, et lui le lendemain. Quand j’y allais, je lui rapportais les nouvelles et les instructions du jour, et quand c’était son tour, il faisait de même pour moi. Nous, les gens de Quraish, avions l’habitude d’avoir de l’autorité sur nos femmes, mais en venant vivre avec les Ansar, nous avons remarqué que leurs femmes dominaient leurs maris, alors nos femmes ont commencé à prendre les habitudes des femmes ansar. Un jour, j’ai crié sur ma femme et elle m’a répondu de la même manière, ce que je n’aimais pas. Elle m’a dit : “Pourquoi t’énerves-tu si je te réponds ? Par Allah, les femmes du Prophète (ﷺ) lui répondent aussi, et certaines ne lui parlent pas de toute la journée jusqu’au soir.” Cela m’a inquiété et j’ai dit : “Celle qui fait cela sera perdante.” Je me suis alors habillé et je suis allé voir Hafsa pour lui demander : “Est-ce que l’une d’entre vous met le Messager d’Allah (ﷺ) en colère toute la journée jusqu’au soir ?” Elle a répondu oui. J’ai dit : “Elle est vraiment perdante ! Ne crains-tu pas qu’Allah se mette en colère à cause de la colère du Messager d’Allah (ﷺ) et qu’elle soit perdue ? Ne posez pas trop de questions au Messager d’Allah (ﷺ), ne lui répondez pas, et ne le délaissez pas. Demandez-moi ce que vous voulez, mais ne sois pas tentée d’imiter ta voisine (Aisha) dans son comportement envers le Prophète, car elle est plus belle que toi et plus aimée du Messager d’Allah (ﷺ).” À cette époque, on disait que la tribu de Ghassan (en Syrie) préparait ses chevaux pour nous attaquer. Mon voisin est allé voir le Prophète (ﷺ) le jour de son tour, puis il est revenu le soir et a frappé violemment à ma porte, me demandant si je dormais. J’ai eu peur et je suis sorti. Il m’a dit qu’un grand événement était arrivé. J’ai demandé : “Quoi ? Les Ghassan sont-ils arrivés ?” Il a répondu que c’était pire : le Messager d’Allah avait divorcé de toutes ses femmes. J’ai dit : “Hafsa est perdue ! Je m’y attendais.” Je me suis habillé et j’ai prié la prière de l’aube avec le Prophète. Ensuite, le Prophète (ﷺ) est monté dans une pièce à l’étage et y est resté seul. Je suis allé voir Hafsa et je l’ai trouvée en train de pleurer. Je lui ai demandé : “Pourquoi pleures-tu ? Ne t’ai-je pas prévenue ? Le Messager d’Allah (ﷺ) vous a-t-il toutes divorcées ?” Elle a répondu : “Je ne sais pas. Il est là-haut.” Je suis sorti et je suis allé près de la chaire où des gens étaient rassemblés, certains pleuraient. Je suis resté un moment avec eux, puis je n’ai pas pu supporter la situation. Je suis donc retourné à la pièce où était le Prophète (ﷺ) et j’ai demandé à un de ses esclaves noirs : “Peux-tu demander la permission au Messager d’Allah pour que j’entre ?” L’esclave est entré, a parlé au Prophète (ﷺ) et est revenu en disant : “Je t’ai mentionné, mais il n’a pas répondu.” Je suis retourné m’asseoir avec les gens, mais je n’ai pas pu rester, alors je suis retourné voir l’esclave et j’ai répété ma demande. Il est entré et a ramené la même réponse. Quand je partais, l’esclave m’a appelé : “Le Messager d’Allah (ﷺ) t’a donné la permission.” Je suis donc entré et j’ai vu le Prophète allongé sur un tapis sans matelas, et le tapis avait laissé des marques sur son corps. Il était appuyé sur un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier. Je l’ai salué et, debout, j’ai dit : “As-tu divorcé de tes femmes ?” Il a levé les yeux vers moi et a répondu non. Puis, toujours debout, j’ai continué : “Veux-tu écouter ce que je vais dire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? Nous, les Quraish, avions l’autorité sur nos femmes, mais en venant chez un peuple dont les femmes dominaient leurs maris...” `Umar a raconté toute l’histoire (concernant sa femme). À ce moment, le Prophète (ﷺ) a souri. `Umar a ajouté : “J’ai alors dit à Hafsa : Ne sois pas tentée d’imiter ta compagne (Aisha), car elle est plus belle que toi et plus aimée du Prophète.” Le Prophète (ﷺ) a encore souri. Quand je l’ai vu sourire, je me suis assis et j’ai regardé autour de la pièce, et par Allah, je n’y ai vu que trois peaux. J’ai dit (au Messager d’Allah (ﷺ)) : “Invoque Allah pour qu’Il accorde la prospérité à tes compagnons, car les Perses et les Byzantins ont reçu la prospérité et les biens de ce monde, alors qu’ils n’adorent pas Allah.” Le Prophète (ﷺ) était appuyé, mais en entendant mes paroles, il s’est redressé et a dit : “Ô Ibn Al-Khattab ! As-tu un doute (que l’au-delà est meilleur que ce monde) ? Ces gens ont reçu la récompense de leurs bonnes actions dans ce monde seulement.” J’ai demandé au Prophète (ﷺ) : “Demande pardon à Allah pour moi.” Le Prophète (ﷺ) s’était éloigné de ses femmes à cause du secret que Hafsa avait révélé à Aisha, et il avait dit qu’il ne les verrait pas pendant un mois, car il était en colère contre elles quand Allah l’a réprimandé (pour avoir juré de ne plus approcher Maria). Après vingt-neuf jours, le Prophète (ﷺ) est allé voir Aisha en premier. Elle lui a dit : “Tu avais juré de ne pas venir nous voir pendant un mois, et il ne s’est écoulé que vingt-neuf jours, je les ai comptés.” Le Prophète (ﷺ) a répondu : “Le mois peut aussi être de vingt-neuf jours.” Ce mois-là comptait vingt-neuf jours. Aisha a dit : “Quand la révélation du choix est descendue, le Prophète (ﷺ) a commencé par moi et m’a dit : ‘Je vais te dire quelque chose, mais tu n’as pas besoin de répondre tout de suite, tu peux consulter tes parents.’” Aisha savait que ses parents ne lui conseilleraient pas de se séparer du Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) a dit qu’Allah avait révélé : “Ô Prophète ! Dis à tes épouses : Si vous désirez la vie de ce monde et ses plaisirs, alors venez ! Je vous donnerai une compensation et je vous libérerai d’une belle manière. Mais si vous cherchez Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà, alors Allah a préparé pour les bienfaisantes parmi vous une grande récompense.” (33:28) Aisha a dit : “Dois-je consulter mes parents à ce sujet ? Je choisis Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà.” Ensuite, le Prophète (ﷺ) a donné le choix à ses autres épouses et elles ont toutes répondu comme Aisha
Ibn Abbas (RA) Sahih Al-Boukhari #2468 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 18
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌عَاصِمُ ​بْنُ ​عَلِيٍّ، ‌حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ، عَنِ الْمَقْبُرِيِّ، ‏{‏عَنْ أَبِيهِ،‏}‏ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ يَا نِسَاءَ الْمُسْلِمَاتِ لاَ تَحْقِرَنَّ جَارَةٌ لِجَارَتِهَا، وَلَوْ فِرْسِنَ شَاةٍ ‏"‏‏.‏
Rapporté ‌par ​Abu ​Huraira ‌: Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô femmes musulmanes ! Aucune d’entre vous ne doit mépriser le cadeau offert par sa voisine, même s’il ne s’agit que des pieds d’un mouton (la partie sans chair des pattes). »
Abou Hourayra (RA) Sahih Al-Boukhari #2566 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 19
Urwa (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌عَبْدُ ​الْعَزِيزِ ​بْنُ ​عَبْدِ اللَّهِ الأُوَيْسِيُّ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ رُومَانَ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّهَا قَالَتْ لِعُرْوَةَ ابْنَ أُخْتِي، إِنْ كُنَّا لَنَنْظُرُ إِلَى الْهِلاَلِ ثُمَّ الْهِلاَلِ، ثَلاَثَةَ أَهِلَّةٍ فِي شَهْرَيْنِ، وَمَا أُوقِدَتْ فِي أَبْيَاتِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَارٌ‏.‏ فَقُلْتُ يَا خَالَةُ مَا كَانَ يُعِيشُكُمْ قَالَتِ الأَسْوَدَانِ التَّمْرُ وَالْمَاءُ، إِلاَّ أَنَّهُ قَدْ كَانَ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم جِيرَانٌ مِنَ الأَنْصَارِ كَانَتْ لَهُمْ مَنَائِحُ، وَكَانُوا يَمْنَحُونَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ أَلْبَانِهِمْ، فَيَسْقِينَا‏.‏
Rapporté ‌par ​`Urwa ​: ​Aisha m’a dit : « Ô mon neveu ! Nous voyions le croissant de lune, puis un autre, puis encore un autre, ainsi nous voyions trois croissants en deux mois, et aucun feu (pour cuisiner) n’était allumé dans les maisons du Messager d’Allah (ﷺ). » J’ai dit : « Ô ma tante ! Qu’est-ce qui vous faisait vivre alors ? » Aisha a dit : « Les deux choses noires : les dattes et l’eau. Nos voisins parmi les Ansar avaient des troupeaux et ils offraient au Messager d’Allah (ﷺ) un peu de leur lait, et il nous en faisait boire. »
Urwa (RA) Sahih Al-Boukhari #2567 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 20
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌مُحَمَّدُ ‌بْنُ ​بَشَّارٍ، ​حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي عِمْرَانَ الْجَوْنِيِّ، عَنْ طَلْحَةَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رَجُلٍ مِنْ بَنِي تَيْمِ بْنِ مُرَّةَ ـ عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّ لِي جَارَيْنِ فَإِلَى أَيِّهِمَا أُهْدِي قَالَ ‏ "‏ إِلَى أَقْرَبِهِمَا مِنْكِ بَابًا ‏"‏‏.‏
Rapporté ‌par ‌Aisha ​: ​J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai deux voisins ; lequel des deux dois-je privilégier pour un cadeau ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « (Donne) à celui dont la porte est la plus proche de toi. »
Aïcha (RA) Sahih Al-Boukhari #2595 Sahih