Hadiths sur Mercy
617 hadiths authentiques trouves
Sahih Al-Boukhari : 61
Ibn Abbas (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا هِشَامُ بْنُ يُوسُفَ، أَنَّ ابْنَ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَهُمْ قَالَ يَعْلَى إِنَّ سَعِيدَ بْنَ جُبَيْرٍ أَخْبَرَهُ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ نَاسًا، مِنْ أَهْلِ الشِّرْكِ كَانُوا قَدْ قَتَلُوا وَأَكْثَرُوا وَزَنَوْا وَأَكْثَرُوا، فَأَتَوْا مُحَمَّدًا صلى الله عليه وسلم فَقَالُوا إِنَّ الَّذِي تَقُولُ وَتَدْعُو إِلَيْهِ لَحَسَنٌ لَوْ تُخْبِرُنَا أَنَّ لِمَا عَمِلْنَا كَفَّارَةً. فَنَزَلَ {وَالَّذِينَ لاَ يَدْعُونَ مَعَ اللَّهِ إِلَهًا آخَرَ وَلاَ يَقْتُلُونَ النَّفْسَ الَّتِي حَرَّمَ اللَّهُ إِلاَّ بِالْحَقِّ وَلاَ يَزْنُونَ} وَنَزَلَ {قُلْ يَا عِبَادِيَ الَّذِينَ أَسْرَفُوا عَلَى أَنْفُسِهِمْ لاَ تَقْنَطُوا مِنْ رَحْمَةِ اللَّهِ}
Rapporté par Ibn `Abbas : Certains polythéistes qui avaient commis de nombreux meurtres et beaucoup d’actes d’adultère sont venus voir Muhammad et ont dit : « Ô Muhammad ! Ce que tu dis et ce à quoi tu invites est bon, mais nous aimerions savoir si nous pouvons expier nos mauvaises actions passées. » Alors les versets suivants ont été révélés : ‘Ceux qui n’invoquent pas avec Allah une autre divinité, ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée sauf pour une juste cause, et ne commettent pas l’adultère.’ (25.68) Et aussi : ‘Dis : Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès contre vous-mêmes ! Ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah.’
Sahih Al-Boukhari : 62
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ هَمَّامٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، رضى الله عنه قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم
" تَحَاجَّتِ الْجَنَّةُ وَالنَّارُ فَقَالَتِ النَّارُ أُوثِرْتُ بِالْمُتَكَبِّرِينَ وَالْمُتَجَبِّرِينَ. وَقَالَتِ الْجَنَّةُ مَا لِي لاَ يَدْخُلُنِي إِلاَّ ضُعَفَاءُ النَّاسِ وَسَقَطُهُمْ. قَالَ اللَّهُ تَبَارَكَ وَتَعَالَى لِلْجَنَّةِ أَنْتِ رَحْمَتِي أَرْحَمُ بِكِ مَنْ أَشَاءُ مِنْ عِبَادِي. وَقَالَ لِلنَّارِ إِنَّمَا أَنْتِ عَذَابٌ أُعَذِّبُ بِكِ مَنْ أَشَاءُ مِنْ عِبَادِي. وَلِكُلِّ وَاحِدَةٍ مِنْهُمَا مِلْؤُهَا، فَأَمَّا النَّارُ فَلاَ تَمْتَلِئُ حَتَّى يَضَعَ رِجْلَهُ فَتَقُولُ قَطٍ قَطٍ قَطٍ. فَهُنَالِكَ تَمْتَلِئُ وَيُزْوَى بَعْضُهَا إِلَى بَعْضٍ، وَلاَ يَظْلِمُ اللَّهُ ـ عَزَّ وَجَلَّ ـ مِنْ خَلْقِهِ أَحَدًا، وَأَمَّا الْجَنَّةُ فَإِنَّ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ يُنْشِئُ لَهَا خَلْقًا ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le Paradis et le Feu (l’Enfer) ont discuté. L’Enfer a dit : “J’ai reçu le privilège d’accueillir les orgueilleux et les tyrans.” Le Paradis a dit : “Qu’ai-je donc ? Pourquoi seuls les faibles et les humbles entrent-ils chez moi ?” Alors Allah a dit au Paradis : “Tu es Ma Miséricorde que J’accorde à qui Je veux parmi Mes serviteurs.” Puis Allah a dit au Feu : “Tu es Mon châtiment par lequel Je punis qui Je veux parmi Mes serviteurs. Et chacun de vous sera rempli.” Quant au Feu, il ne sera pas rempli jusqu’à ce qu’Allah pose Son Pied dessus, alors il dira : “Qati ! Qati !” À ce moment, il sera rempli et ses différentes parties se rapprocheront les unes des autres ; et Allah ne lèse aucune de Ses créatures. Quant au Paradis, Allah créera une nouvelle création pour le remplir. »
Sahih Al-Boukhari : 63
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ بْنِ كَثِيرٍ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، حَدَّثَنَا فُضَيْلُ بْنُ غَزْوَانَ، حَدَّثَنَا أَبُو حَازِمٍ الأَشْجَعِيُّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَتَى رَجُلٌ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَصَابَنِي الْجَهْدُ فَأَرْسَلَ إِلَى نِسَائِهِ فَلَمْ يَجِدْ عِنْدَهُنَّ شَيْئًا، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَلاَ رَجُلٌ يُضَيِّفُ هَذِهِ اللَّيْلَةَ يَرْحَمُهُ اللَّهُ ". فَقَامَ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ فَقَالَ أَنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ. فَذَهَبَ إِلَى أَهْلِهِ فَقَالَ لاِمْرَأَتِهِ ضَيْفُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لاَ تَدَّخِرِيهِ شَيْئًا. قَالَتْ وَاللَّهِ مَا عِنْدِي إِلاَّ قُوتُ الصِّبْيَةِ. قَالَ فَإِذَا أَرَادَ الصِّبْيَةُ الْعَشَاءَ فَنَوِّمِيهِمْ، وَتَعَالَىْ فَأَطْفِئِي السِّرَاجَ وَنَطْوِي بُطُونَنَا اللَّيْلَةَ. فَفَعَلَتْ ثُمَّ غَدَا الرَّجُلُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " لَقَدْ عَجِبَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ ـ أَوْ ضَحِكَ ـ مِنْ فُلاَنٍ وَفُلاَنَةَ ". فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ {وَيُؤْثِرُونَ عَلَى أَنْفُسِهِمْ وَلَوْ كَانَ بِهِمْ خَصَاصَةٌ}
Rapporté par Abu Huraira : Un homme est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je souffre de fatigue et de faim. » Le Prophète (ﷺ) a envoyé quelqu’un chez ses épouses (pour chercher quelque chose), mais le messager n’a rien trouvé chez elles. Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à ses compagnons : « N’y a-t-il personne pour accueillir cet homme ce soir afin qu’Allah lui fasse miséricorde ? » Un homme des Ansar s’est levé et a dit : « Moi, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Il est donc allé voir sa femme et lui a dit : « C’est l’invité du Messager d’Allah (ﷺ), ne lui cache rien. » Elle a dit : « Par Allah, je n’ai rien d’autre que la nourriture des enfants. » Il a dit : « Quand les enfants demanderont à manger, mets-les au lit et éteins la lumière ; nous ne mangerons pas ce soir. » Elle a fait ainsi. Le matin, l’homme des Ansar est allé voir le Messager d’Allah (ﷺ) qui a dit : « Allah a été satisfait (ou Il a accordé Sa miséricorde) à untel et à sa femme (pour leur bonne action). » Puis Allah a révélé : « Mais ils leur donnent la préférence sur eux-mêmes, même s’ils sont dans le besoin. »
Sahih Al-Boukhari : 64
Hisham (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا رَبِيعُ بْنُ يَحْيَى، حَدَّثَنَا زَائِدَةُ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ سَمِعَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم رَجُلاً يَقْرَأُ فِي الْمَسْجِدِ فَقَالَ
" يَرْحَمُهُ اللَّهُ لَقَدْ أَذْكَرَنِي كَذَا وَكَذَا آيَةً مِنْ سُورَةِ كَذَا ".
Rapporté par Hicham : (Le même hadith que 6.556, en ajoutant) : que j’ai omises de telle ou telle sourate. Ali ibn Mushir et ‘Abda ont rapporté la même chose de la part de Hicham
Sahih Al-Boukhari : 65
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ أَبِي رَجَاءٍ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ سَمِعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَجُلاً يَقْرَأُ فِي سُورَةٍ بِاللَّيْلِ فَقَالَ
" يَرْحَمُهُ اللَّهُ لَقَدْ أَذْكَرَنِي كَذَا وَكَذَا آيَةً كُنْتُ أُنْسِيتُهَا مِنْ سُورَةِ كَذَا وَكَذَا ".
Rapporté par Aisha : Le Messager d'Allah (ﷺ) a entendu un homme réciter le Coran pendant la nuit et a dit : « Qu'Allah lui fasse miséricorde, car il m'a rappelé tels ou tels versets de telles ou telles sourates que j'avais oubliés. »
Sahih Al-Boukhari : 66
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا بِشْرُ بْنُ آدَمَ، أَخْبَرَنَا عَلِيُّ بْنُ مُسْهِرٍ، أَخْبَرَنَا هِشَامٌ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ سَمِعَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قَارِئًا يَقْرَأُ مِنَ اللَّيْلِ فِي الْمَسْجِدِ فَقَالَ
" يَرْحَمُهُ اللَّهُ لَقَدْ أَذْكَرَنِي كَذَا وَكَذَا آيَةً، أَسْقَطْتُهَا مِنْ سُورَةِ كَذَا وَكَذَا ".
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a entendu quelqu’un réciter le Coran dans la mosquée pendant la nuit. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qu’Allah lui fasse miséricorde, car il m’a rappelé tels ou tels versets de telles ou telles sourates que j’avais oubliés. »
Sahih Al-Boukhari : 67
al-Bara' bin Azib (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ الرَّبِيعِ، حَدَّثَنَا أَبُو الأَحْوَصِ، عَنِ الأَشْعَثِ، عَنْ مُعَاوِيَةَ بْنِ سُوَيْدٍ، قَالَ الْبَرَاءُ بْنُ عَازِبٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَمَرَنَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِسَبْعٍ، وَنَهَانَا عَنْ سَبْعٍ، أَمَرَنَا بِعِيَادَةِ الْمَرِيضِ، وَاتِّبَاعِ الْجِنَازَةِ، وَتَشْمِيتِ الْعَاطِسِ، وَإِبْرَارِ الْقَسَمِ، وَنَصْرِ الْمَظْلُومِ، وَإِفْشَاءِ السَّلاَمِ، وَإِجَابَةِ الدَّاعِي، وَنَهَانَا عَنْ خَوَاتِيمِ الذَّهَبِ، وَعَنْ آنِيَةِ الْفِضَّةِ، وَعَنِ الْمَيَاثِرِ، وَالْقَسِّيَّةِ، وَالإِسْتَبْرَقِ وَالدِّيبَاجِ. تَابَعَهُ أَبُو عَوَانَةَ وَالشَّيْبَانِيُّ عَنْ أَشْعَثَ فِي إِفْشَاءِ السَّلاَمِ.
Rapporté par Al-Bara' bin `Azib : Le Prophète (ﷺ) nous a ordonné de faire sept choses et nous en a interdit sept autres. Il nous a ordonné de rendre visite aux malades, de suivre les cortèges funéraires, de répondre à celui qui éternue (c’est-à-dire lui dire : “Yarhamuka-l-lah” - Qu’Allah te fasse miséricorde - s’il dit “Al-hamduli l-lah” - Louange à Allah), d’aider les autres à tenir leurs serments, de soutenir les opprimés, de saluer ceux que l’on rencontre et d’accepter l’invitation (à un banquet de mariage). Il nous a interdit de porter des bagues en or, d’utiliser des ustensiles en argent, d’utiliser des coussins en soie garnis de coton placés sous la selle, les vêtements en lin contenant de la soie venant d’une ville d’Égypte, l’istibraq (soie épaisse) et le dibaj (une autre sorte de soie)
Sahih Al-Boukhari : 68
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنْ عَائِشَةَ، زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهَا أَخْبَرَتْهُ أَنَّهَا اشْتَرَتْ نُمْرُقَةً فِيهَا تَصَاوِيرُ، فَلَمَّا رَآهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَامَ عَلَى الْبَابِ فَلَمْ يَدْخُلْ، فَعَرَفْتُ فِي وَجْهِهِ الْكَرَاهِيَةَ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَتُوبُ إِلَى اللَّهِ وَإِلَى رَسُولِهِ، مَاذَا أَذْنَبْتُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَا بَالُ هَذِهِ النِّمْرِقَةِ ". قَالَتْ فَقُلْتُ اشْتَرَيْتُهَا لَكَ لِتَقْعُدَ عَلَيْهَا وَتَوَسَّدَهَا. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ أَصْحَابَ هَذِهِ الصُّوَرِ يُعَذَّبُونَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ، وَيُقَالُ لَهُمْ أَحْيُوا مَا خَلَقْتُمْ ". وَقَالَ " إِنَّ الْبَيْتَ الَّذِي فِيهِ الصُّوَرُ لاَ تَدْخُلُهُ الْمَلاَئِكَةُ ".
Rapporté par Aisha (l’épouse du Prophète) : J’ai acheté un coussin sur lequel il y avait des images (d’animaux). Quand le Messager d’Allah (ﷺ) l’a vu, il s’est arrêté à la porte et n’est pas entré. J’ai vu sur son visage qu’il n’était pas content et j’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je demande pardon à Allah et à Son Messager. Quel péché ai-je commis ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Qu’est-ce que ce coussin ? » J’ai répondu : « Je l’ai acheté pour que tu puisses t’asseoir ou t’allonger dessus. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ceux qui fabriquent ces images seront punis le Jour de la Résurrection, et il leur sera dit : “Donnez vie à ce que vous avez créé (c’est-à-dire ces images).” » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Les Anges (de la Miséricorde) n’entrent pas dans une maison où il y a des images (d’animaux). »
Sahih Al-Boukhari : 69
al-Bara' bin Azib (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنِ الأَشْعَثِ بْنِ سُلَيْمٍ، عَنْ مُعَاوِيَةَ بْنِ سُوَيْدِ بْنِ مُقَرِّنٍ، عَنِ الْبَرَاءِ بْنِ عَازِبٍ، قَالَ أَمَرَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِسَبْعٍ، وَنَهَانَا عَنْ سَبْعٍ، أَمَرَنَا بِعِيَادَةِ الْمَرِيضِ، وَاتِّبَاعِ الْجِنَازَةِ، وَتَشْمِيتِ الْعَاطِسِ، وَإِجَابَةِ الدَّاعِي، وَإِفْشَاءِ السَّلاَمِ، وَنَصْرِ الْمَظْلُومِ وَإِبْرَارِ الْمُقْسِمِ، وَنَهَانَا عَنْ خَوَاتِيمِ الذَّهَبِ، وَعَنِ الشُّرْبِ فِي الْفِضَّةِ ـ أَوْ قَالَ آنِيَةِ الْفِضَّةِ ـ وَعَنِ الْمَيَاثِرِ وَالْقَسِّيِّ، وَعَنْ لُبْسِ الْحَرِيرِ وَالدِّيبَاجِ وَالإِسْتَبْرَقِ.
Rapporté par Al-Bara' bin `Azib : Le Messager d'Allah (ﷺ) nous a ordonné de faire sept choses et nous en a interdit sept autres. Il nous a ordonné de rendre visite aux malades, de suivre les cortèges funèbres, de dire à celui qui éternue : « Qu'Allah te fasse miséricorde » (s'il dit : « Louange à Allah »), d'accepter les invitations, de saluer tout le monde, d'aider les opprimés et d'aider les autres à tenir leurs serments. Il nous a interdit de porter des bagues en or, de boire dans des ustensiles en argent, d'utiliser des tapis en soie sur les selles, de porter des vêtements en soie appelés Al-Qissi, de porter de la soie, du Dibaj ou de l'Istabraq (deux sortes de soie)
Sahih Al-Boukhari : 70
Abou Uthman (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا حَجَّاجُ بْنُ مِنْهَالٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَاصِمٌ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا عُثْمَانَ، عَنْ أُسَامَةَ بْنِ زَيْدٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ ابْنَةً لِلنَّبِيِّ، صلى الله عليه وسلم أَرْسَلَتْ إِلَيْهِ وَهْوَ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَسَعْدٍ وَأُبَىٍّ نَحْسِبُ أَنَّ ابْنَتِي قَدْ حُضِرَتْ فَاشْهَدْنَا فَأَرْسَلَ إِلَيْهَا السَّلاَمَ وَيَقُولُ " إِنَّ لِلَّهِ مَا أَخَذَ وَمَا أَعْطَى وَكُلُّ شَىْءٍ عِنْدَهُ مُسَمًّى فَلْتَحْتَسِبْ وَلْتَصْبِرْ ". فَأَرْسَلَتْ تُقْسِمُ عَلَيْهِ، فَقَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَقُمْنَا، فَرُفِعَ الصَّبِيُّ فِي حَجْرِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَنَفْسُهُ تَقَعْقَعُ فَفَاضَتْ عَيْنَا النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ لَهُ سَعْدٌ مَا هَذَا يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ " هَذِهِ رَحْمَةٌ وَضَعَهَا اللَّهُ فِي قُلُوبِ مَنْ شَاءَ مِنْ عِبَادِهِ، وَلاَ يَرْحَمُ اللَّهُ مِنْ عِبَادِهِ إِلاَّ الرُّحَمَاءَ ".
Rapporté par Abu `Uthman : Usama bin Zaid a dit que, pendant qu’il était avec Sa`d et Ubai bin Ka`b auprès du Prophète (ﷺ), une fille du Prophète lui a envoyé un message : « Ma fille est en train de mourir ; viens, s’il te plaît, chez nous. » Le Prophète (ﷺ) lui a transmis ses salutations et a ajouté : « Ce qu’Allah prend et ce qu’Il donne Lui appartient ; et chaque chose a un terme fixé auprès de Lui. Qu’elle espère donc la récompense d’Allah et fasse preuve de patience. » Elle a de nouveau envoyé un message, le suppliant par Allah de venir. Alors le Prophète (ﷺ) s’est levé, et nous l’avons suivi. L’enfant a été placée sur ses genoux alors qu’elle respirait difficilement. Des larmes ont coulé des yeux du Prophète. Sa`d lui a dit : « Qu’est-ce que cela, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il a répondu : « C’est la miséricorde qu’Allah a placée dans le cœur de ceux de Ses serviteurs qu’Il veut. Et Allah n’accorde Sa miséricorde qu’aux miséricordieux parmi Ses serviteurs. »
Sahih Al-Boukhari : 71
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبُو عُبَيْدٍ، مَوْلَى عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ، قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " لَنْ يُدْخِلَ أَحَدًا عَمَلُهُ الْجَنَّةَ ". قَالُوا وَلاَ أَنْتَ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ " لاَ، وَلاَ أَنَا إِلاَّ أَنْ يَتَغَمَّدَنِي اللَّهُ بِفَضْلٍ وَرَحْمَةٍ فَسَدِّدُوا وَقَارِبُوا وَلاَ يَتَمَنَّيَنَّ أَحَدُكُمُ الْمَوْتَ إِمَّا مُحْسِنًا فَلَعَلَّهُ أَنْ يَزْدَادَ خَيْرًا، وَإِمَّا مُسِيئًا فَلَعَلَّهُ أَنْ يَسْتَعْتِبَ ".
Rapporté par Abu Huraira : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Les bonnes actions de quelqu’un ne lui feront pas entrer au Paradis. » (C’est-à-dire, personne n’entre au Paradis uniquement grâce à ses bonnes actions.) Les compagnons ont demandé : « Même toi, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il a répondu : « Même moi, à moins qu’Allah ne m’accorde Sa faveur et Sa miséricorde. » Alors, soyez modérés dans vos pratiques religieuses et faites ce que vous pouvez : et aucun de vous ne doit souhaiter la mort, car s’il fait le bien, il pourra augmenter ses bonnes actions, et s’il fait le mal, il pourra se repentir auprès d’Allah
Sahih Al-Boukhari : 72
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ عَبَّادِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْرِ، قَالَ سَمِعْتُ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ مُسْتَنِدٌ إِلَىَّ يَقُولُ
" اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِي وَارْحَمْنِي وَأَلْحِقْنِي بِالرَّفِيقِ الأَعْلَى ".
Rapporté par `Aisha : J’ai entendu le Prophète (ﷺ), qui était appuyé contre moi, dire : « Ô Allah ! Pardonne-moi, accorde-moi Ta miséricorde et fais-moi rejoindre les compagnons les plus élevés (au Paradis). » Voir le Coran
Sahih Al-Boukhari : 73
al-Bara' (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قَبِيصَةُ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَشْعَثَ، عَنْ مُعَاوِيَةَ بْنِ سُوَيْدِ بْنِ مُقَرِّنٍ، عَنِ الْبَرَاءِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَمَرَنَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِسَبْعٍ عِيَادَةِ الْمَرِيضِ، وَاتِّبَاعِ الْجَنَائِزِ، وَتَشْمِيتِ الْعَاطِسِ، وَنَهَانَا عَنْ لُبْسِ الْحَرِيرِ، وَالدِّيبَاجِ، وَالْقَسِّيِّ، وَالإِسْتَبْرَقِ، وَمَيَاثِرِ الْحُمْرِ.
Rapporté par Al-Bara : Le Prophète (ﷺ) nous a ordonné de faire sept choses : rendre visite aux malades ; suivre les cortèges funéraires ; dire « Qu’Allah te fasse miséricorde » à celui qui éternue et loue Allah ; il nous a interdit de porter de la soie, du dibaj, du qassiy et de l’istibarq (différents types de vêtements en soie), ou d’utiliser des coussins rouges en soie (mayathir)
Sahih Al-Boukhari : 74
Abou Talha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ بُكَيْرٍ، عَنْ بُسْرِ بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ خَالِدٍ، عَنْ أَبِي طَلْحَةَ، صَاحِبِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" إِنَّ الْمَلاَئِكَةَ لاَ تَدْخُلُ بَيْتًا فِيهِ الصُّورَةُ ". قَالَ بُسْرٌ ثُمَّ اشْتَكَى زَيْدٌ فَعُدْنَاهُ، فَإِذَا عَلَى بَابِهِ سِتْرٌ فِيهِ صُورَةٌ فَقُلْتُ لِعُبَيْدِ اللَّهِ رَبِيبِ مَيْمُونَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَلَمْ يُخْبِرْنَا زَيْدٌ عَنِ الصُّوَرِ يَوْمَ الأَوَّلِ. فَقَالَ عُبَيْدُ اللَّهِ أَلَمْ تَسْمَعْهُ حِينَ قَالَ إِلاَّ رَقْمًا فِي ثَوْبٍ. وَقَالَ ابْنُ وَهْبٍ أَخْبَرَنَا عَمْرٌو ـ هُوَ ابْنُ الْحَارِثِ ـ حَدَّثَهُ بُكَيْرٌ، حَدَّثَهُ بُسْرٌ، حَدَّثَهُ زَيْدٌ، حَدَّثَهُ أَبُو طَلْحَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Abu Talha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Les anges (de la miséricorde) n’entrent pas dans une maison où il y a des images. » Le sous-narrateur Busr a ajouté : « Ensuite, Zaid est tombé malade et nous lui avons rendu visite. Il y avait, accroché à sa porte, un rideau décoré avec une image. J’ai dit à ‘Ubaidullah Al-Khaulani, le beau-fils de Maymuna, l’épouse du Prophète (ﷺ) : “Zaid ne nous a-t-il pas parlé de l’image avant-hier ?” ‘Ubaidullah a répondu : “N’as-tu pas entendu qu’il a dit : ‘sauf un motif sur un vêtement’ ?” »
Sahih Al-Boukhari : 75
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ جَاءَ أَعْرَابِيٌّ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ تُقَبِّلُونَ الصِّبْيَانَ فَمَا نُقَبِّلُهُمْ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم
" أَوَ أَمْلِكُ لَكَ أَنْ نَزَعَ اللَّهُ مِنْ قَلْبِكَ الرَّحْمَةَ ".
Rapporté par `Aisha : Un bédouin est venu voir le Prophète ﷺ et a dit : « Vous embrassez les garçons ! Nous, nous ne les embrassons pas. » Le Prophète a dit : « Je ne peux pas mettre la miséricorde dans ton cœur si Allah l'en a retirée. »
Sahih Al-Boukhari : 76
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا الْحَكَمُ بْنُ نَافِعٍ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنَا سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيَّبِ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ، قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ
" جَعَلَ اللَّهُ الرَّحْمَةَ مِائَةَ جُزْءٍ، فَأَمْسَكَ عِنْدَهُ تِسْعَةً وَتِسْعِينَ جُزْءًا، وَأَنْزَلَ فِي الأَرْضِ جُزْءًا وَاحِدًا، فَمِنْ ذَلِكَ الْجُزْءِ يَتَرَاحَمُ الْخَلْقُ، حَتَّى تَرْفَعَ الْفَرَسُ حَافِرَهَا عَنْ وَلَدِهَا خَشْيَةَ أَنْ تُصِيبَهُ ".
Rapporté par Abu Huraira : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Allah a partagé la miséricorde en cent parties. Il en a gardé quatre-vingt-dix-neuf auprès de Lui et a fait descendre une seule partie sur la terre. Grâce à cette unique part, les créatures sont compatissantes entre elles, au point que la jument soulève son sabot pour ne pas blesser son petit. »
Sahih Al-Boukhari : 77
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبُو سَلَمَةَ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ، قَالَ قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي صَلاَةٍ وَقُمْنَا مَعَهُ، فَقَالَ أَعْرَابِيٌّ وَهْوَ فِي الصَّلاَةِ اللَّهُمَّ ارْحَمْنِي وَمُحَمَّدًا، وَلاَ تَرْحَمْ مَعَنَا أَحَدًا. فَلَمَّا سَلَّمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قَالَ لِلأَعْرَابِيِّ
" لَقَدْ حَجَّرْتَ وَاسِعًا ". يُرِيدُ رَحْمَةَ اللَّهِ.
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) se leva pour prier et nous nous sommes levés avec lui. Pendant la prière, un bédouin s’est écrié : « Ô Allah ! Accorde Ta miséricorde à moi et à Muhammad seulement, et ne l’accorde à personne d’autre avec nous. » Quand le Prophète (ﷺ) eut terminé sa prière avec le Taslim, il dit au bédouin : « Tu as limité quelque chose de très vaste », en parlant de la miséricorde d’Allah
Sahih Al-Boukhari : 78
Ibn Mas'oud (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنِ ابْنِ مَسْعُودٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَسَمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قِسْمَةً، فَقَالَ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ وَاللَّهِ مَا أَرَادَ مُحَمَّدٌ بِهَذَا وَجْهَ اللَّهِ. فَأَتَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرْتُهُ، فَتَمَعَّرَ وَجْهُهُ وَقَالَ
" رَحِمَ اللَّهُ مُوسَى، لَقَدْ أُوذِيَ بِأَكْثَرَ مِنْ هَذَا فَصَبَرَ ".
Rapporté par Ibn Mas`ud : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) a partagé et distribué le butin de guerre. Un homme parmi les Ansar a dit : « Par Allah ! Par cette distribution, Muhammad n’a pas voulu plaire à Allah. » Je suis donc allé informer le Messager d’Allah (ﷺ) de cette parole, et son visage a changé sous l’effet de la colère. Il a dit : « Qu’Allah accorde Sa miséricorde à Moussa, car il a été blessé par des choses bien pires que cela, et pourtant il est resté patient. »
Sahih Al-Boukhari : 79
Abou Bakr (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ خَالِدٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي بَكْرَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ رَجُلاً، ذُكِرَ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَأَثْنَى عَلَيْهِ رَجُلٌ خَيْرًا، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " وَيْحَكَ قَطَعْتَ عُنُقَ صَاحِبِكَ ـ يَقُولُهُ مِرَارًا ـ إِنْ كَانَ أَحَدُكُمْ مَادِحًا لاَ مَحَالَةَ فَلْيَقُلْ أَحْسِبُ كَذَا وَكَذَا. إِنْ كَانَ يُرَى أَنَّهُ كَذَلِكَ، وَحَسِيبُهُ اللَّهُ، وَلاَ يُزَكِّي عَلَى اللَّهِ أَحَدًا ". قَالَ وُهَيْبٌ عَنْ خَالِدٍ " وَيْلَكَ ".
Rapporté par Abu Bakra : On a parlé d’un homme devant le Prophète (ﷺ), et un autre l’a beaucoup loué. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qu’Allah te fasse miséricorde ! Tu as coupé le cou de ton ami. » Le Prophète (ﷺ) a répété cette phrase plusieurs fois puis a dit : « Si l’un de vous doit absolument faire l’éloge de quelqu’un, qu’il dise : “Je pense qu’il est comme ceci ou comme cela”, s’il en est vraiment convaincu. Allah est Celui qui jugera ses actes, car Lui seul connaît la réalité, et personne ne peut déclarer quelqu’un pur devant Allah. » (Khalid a dit : « Malheur à toi » au lieu de « Qu’Allah te fasse miséricorde »)
Sahih Al-Boukhari : 80
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ حَدَّثَنِي عَوْفُ بْنُ مَالِكِ بْنِ الطُّفَيْلِ ـ هُوَ ابْنُ الْحَارِثِ وَهْوَ ابْنُ أَخِي عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لأُمِّهَا ـ أَنَّ عَائِشَةَ حُدِّثَتْ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ الزُّبَيْرِ قَالَ فِي بَيْعٍ أَوْ عَطَاءٍ أَعْطَتْهُ عَائِشَةُ وَاللَّهِ لَتَنْتَهِيَنَّ عَائِشَةُ، أَوْ لأَحْجُرَنَّ عَلَيْهَا. فَقَالَتْ أَهُوَ قَالَ هَذَا قَالُوا نَعَمْ. قَالَتْ هُوَ لِلَّهِ عَلَىَّ نَذْرٌ، أَنْ لاَ أُكَلِّمَ ابْنَ الزُّبَيْرِ أَبَدًا. فَاسْتَشْفَعَ ابْنُ الزُّبَيْرِ إِلَيْهَا، حِينَ طَالَتِ الْهِجْرَةُ فَقَالَتْ لاَ وَاللَّهِ لاَ أُشَفِّعُ فِيهِ أَبَدًا، وَلاَ أَتَحَنَّثُ إِلَى نَذْرِي. فَلَمَّا طَالَ ذَلِكَ عَلَى ابْنِ الزُّبَيْرِ كَلَّمَ الْمِسْوَرَ بْنَ مَخْرَمَةَ وَعَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ الأَسْوَدِ بْنِ عَبْدِ يَغُوثَ، وَهُمَا مِنْ بَنِي زُهْرَةَ، وَقَالَ لَهُمَا أَنْشُدُكُمَا بِاللَّهِ لَمَّا أَدْخَلْتُمَانِي عَلَى عَائِشَةَ، فَإِنَّهَا لاَ يَحِلُّ لَهَا أَنْ تَنْذُرَ قَطِيعَتِي. فَأَقْبَلَ بِهِ الْمِسْوَرُ وَعَبْدُ الرَّحْمَنِ مُشْتَمِلَيْنِ بِأَرْدِيَتِهِمَا حَتَّى اسْتَأْذَنَا عَلَى عَائِشَةَ فَقَالاَ السَّلاَمُ عَلَيْكِ وَرَحْمَةُ اللَّهِ وَبَرَكَاتُهُ، أَنَدْخُلُ قَالَتْ عَائِشَةُ ادْخُلُوا. قَالُوا كُلُّنَا قَالَتْ نَعَمِ ادْخُلُوا كُلُّكُمْ. وَلاَ تَعْلَمُ أَنَّ مَعَهُمَا ابْنَ الزُّبَيْرِ، فَلَمَّا دَخَلُوا دَخَلَ ابْنُ الزُّبَيْرِ الْحِجَابَ، فَاعْتَنَقَ عَائِشَةَ وَطَفِقَ يُنَاشِدُهَا وَيَبْكِي، وَطَفِقَ الْمِسْوَرُ وَعَبْدُ الرَّحْمَنِ يُنَاشِدَانِهَا إِلاَّ مَا كَلَّمَتْهُ وَقَبِلَتْ مِنْهُ، وَيَقُولاَنِ إِنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم نَهَى عَمَّا قَدْ عَلِمْتِ مِنَ الْهِجْرَةِ، فَإِنَّهُ لاَ يَحِلُّ لِمُسْلِمٍ أَنْ يَهْجُرَ أَخَاهُ فَوْقَ ثَلاَثِ لَيَالٍ. فَلَمَّا أَكْثَرُوا عَلَى عَائِشَةَ مِنَ التَّذْكِرَةِ وَالتَّحْرِيجِ طَفِقَتْ تُذَكِّرُهُمَا نَذْرَهَا وَتَبْكِي وَتَقُولُ إِنِّي نَذَرْتُ، وَالنَّذْرُ شَدِيدٌ. فَلَمْ يَزَالاَ بِهَا حَتَّى كَلَّمَتِ ابْنَ الزُّبَيْرِ، وَأَعْتَقَتْ فِي نَذْرِهَا ذَلِكَ أَرْبَعِينَ رَقَبَةً. وَكَانَتْ تَذْكُرُ نَذْرَهَا بَعْدَ ذَلِكَ فَتَبْكِي، حَتَّى تَبُلَّ دُمُوعُهَا خِمَارَهَا.
Rapporté par `Aisha (la femme du Prophète) : On m'a dit qu'`Abdullah bin Az-Zubair, en apprenant que je donnais ou offrais quelque chose, a dit : « Par Allah, si `Aisha ne cesse pas cela, je la déclarerai incapable de gérer ses biens. » J'ai demandé : « A-t-il vraiment dit cela ? » Les gens ont répondu : « Oui. » Alors j'ai juré par Allah de ne plus jamais parler à Ibn Az-Zubair. Quand cette situation a duré longtemps, `Abdullah bin Az-Zubair a cherché à se réconcilier avec moi, mais j'ai dit : « Par Allah, je n'accepterai l'intercession de personne pour lui et je ne romprai pas mon vœu. » Comme cela devenait difficile pour Ibn Az-Zubair, il a demandé à Al-Miswar bin Makhrama et `Abdur-Rahman bin Al-Aswad bin 'Abu Yaghuth, qui étaient de la tribu de Bani Zahra : « Je vous en supplie, par Allah, laissez-moi entrer chez `Aisha, car il n'est pas permis qu'elle fasse le vœu de couper les liens avec moi. » Alors Al-Miswar et `Abdur-Rahman, enroulés dans leurs manteaux, ont demandé la permission d'entrer chez `Aisha en disant : « Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur toi ! Pouvons-nous entrer ? » `Aisha a répondu : « Entrez. » Ils ont demandé : « Tous ensemble ? » Elle a dit : « Oui, entrez tous. » Sans savoir qu'Ibn Az-Zubair était avec eux. Quand ils sont entrés, Ibn Az-Zubair est allé vers `Aisha, l'a prise par la main et a commencé à lui demander pardon en pleurant. Al-Miswar et `Abdur-Rahman lui ont aussi demandé de lui parler et d'accepter son repentir. Ils lui ont dit : « Le Prophète (ﷺ) a interdit ce que tu sais, c'est-à-dire de couper les liens avec tes frères musulmans, car il n'est pas permis à un musulman de ne pas parler à son frère plus de trois jours. » Comme ils insistaient et lui rappelaient l'importance de garder de bonnes relations et de pardonner, elle s'est mise à leur rappeler aussi et à pleurer, en disant : « J'ai fait un vœu, et c'est une chose difficile. » Ils ont continué à la supplier jusqu'à ce qu'elle parle à `Abdullah bin Az-Zubair et qu'elle affranchisse quarante esclaves en expiation de son vœu. Plus tard, chaque fois qu'elle se souvenait de ce vœu, elle pleurait tellement que son voile était mouillé de larmes